Syrie: retrait américain à un «rythme adapté»

DéfenseLe président Trump a assuré lundi que le retrait américain de Syrie serait mené à un «rythme adapté».

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le retrait controversé des troupes américaines de Syrie sera mené à un «rythme adapté», a assuré lundi matin le président Donald Trump, qui a échangé sur le sujet avec son homologue français Emmanuel Macron.

«Nous quitterons (la Syrie) à un rythme adapté tout en continuant en même temps à combattre l'EI et à faire ce qui est prudent et nécessaire pour tout le reste», a tweeté le président américain.

L'annonce le 19 décembre du retrait d'environ 2000 soldats américains combattant le groupe Etat islamique (EI) en Syrie a suscité l'inquiétude des alliés des Américains.

«J'ai parlé avec les Français», dit Pompeo

«Je regrette très profondément la décision prise (...) Un allié se doit d'être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés», avait notamment réagi le président français Emmanuel Macron, avec lequel Donald Trump a échangé lundi par téléphone.

«Les deux dirigeants ont évoqué la situation en Syrie, notamment l'engagement des Etats-Unis et de la France à détruire l'EI, ainsi que les plans pour un retrait solide, réfléchi et coordonné des troupes américaines de Syrie», a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

«J'ai parlé avec les Français», a par ailleurs déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à bord de l'avion le conduisant pour une tournée marathon au Moyen-Orient. «Nous ferons en sorte de répondre aux inquiétudes qu'ils pourraient avoir. Tout le monde comprend ce que font les Etats-Unis», a-t-il dit à la presse en début de soirée.

Donald Trump s'en était également pris au New York Times sur Twitter, l'accusant d'avoir écrit «exprès» un «article très inexact sur ses intentions en Syrie». Ce message matinal semblait faire écho à un article du NYT expliquant que le conseiller pour la sécurité nationale John Bolton avait «reculé» sur la décision de l'occupant de la Maison Blanche de rapidement retirer les troupes de Syrie.

Défense des alliés

Depuis Jérusalem où il se trouvait dimanche, M. Bolton a affirmé que le retrait américain devait se faire en «assurant» la défense des alliés de Washington. «Nous allons discuter de la décision du président Donald Trump sur le retrait mais il faut faire cela (...) de telle sorte que l'organisation Etat islamique soit défaite (...) et que la défense d'Israël et d'autres amis dans la région soit absolument assurée», a déclaré M. Bolton devant des journalistes, au sujet de discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La position de Donald Trump sur le rythme du retrait a fluctué au fil des jours. «Nous avons gagné contre le groupe EI, il est temps de rentrer», a-t-il lancé le 19 décembre, dans une courte vidéo postée sur Twitter. «Nos garçons, nos jeunes femmes, nos hommes, ils rentrent tous, et ils rentrent tous maintenant».

Mais début janvier, il s'est montré bien plus évasif sur le calendrier. «Nous nous retirons», a-t-il déclaré, ajoutant que cela se ferait «sur un certain temps». «Je n'ai jamais dit que nous partirions du jour au lendemain». (afp/nxp)

Créé: 08.01.2019, 03h18

Bolton discute en Turquie du retrait américain prévu

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, s'entretient mardi avec des responsables turcs du retrait américain prévu de Syrie, décision qui selon le président Recep Tayyip Erdogan fait de la Turquie «le seul pays» pouvant mener les opérations.

Articles en relation

Les Etats-Unis pensent à leurs alliés

Syrie Les Etats-Unis veulent assurer la défense de leurs alliés après l'annonce du retrait de leurs troupes de Syrie. Plus...

Possible morcellement des régions kurdes en Syrie

Moyen-Orient Les zones kurdes représentent environ 30% du territoire syrien. Après le retrait des Etats-Unis, leur sort est incertain. Plus...

Ankara «protégera» les combattants kurdes en Syrie, affirme Pompeo

La Turquie a promis de protéger les combattants kurdes en Syrie, a affirmé lundi le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. M. Pompeo a ajouté que l'assurance était venue du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a menacé à plusieurs reprises les forces kurdes soutenues par Washington et combattant les djihadistes de l'Etat islamique (EI). Il doit effectuer une tournée dès mardi au Moyen-Orient.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.