Passer au contenu principal

Tapie: «C'est incroyable, c'est un scandale!»

Pour le deuxième jour de son procès, mardi, l'homme d'affaires Bernard Tapie a manifesté son agacement.

L'affaire qui vaut cette comparution à Bernard Tapie trouve son origine dans la revente de l'équipementier sportif allemand Adidas en 1993.
L'affaire qui vaut cette comparution à Bernard Tapie trouve son origine dans la revente de l'équipementier sportif allemand Adidas en 1993.
AFP

Le procès de Bernard Tapie pour «escroquerie» est entré dans le vif devant le tribunal correctionnel de Paris. Les juges se penchent sur l'arbitrage qui avait octroyé à l'homme d'affaires 403 millions d'euros en 2008 pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais.

Le tribunal a «joint au fond» mardi l'ensemble des requêtes déposées lundi par la défense, et tranchera donc sur ces points de procédure lors du jugement. L'audition de Bernard Tapie devrait commencer dans l'après-midi, après une présentation du dossier par la présidente.

Sulfureux homme d'affaires

Dès le début de cette lecture, le sulfureux homme d'affaires s'est emporté contre la présentation des faits par les juges d'instruction ayant exigé son renvoi, qualifiant leur ordonnance de «fable». «C'est incroyable, c'est un scandale!», s'est agacé Bernard Tapie, s'agitant sur sa chaise.

Le patron du groupe de médias «La Provence», qui lutte à 76 ans contre un cancer de l'estomac, est jugé pendant quatre semaines pour «escroquerie» et «détournement de fonds publics», aux côtés de cinq co-prévenus.

Arbitrage truqué

L'affaire qui lui vaut cette comparution trouve son origine dans la revente de l'équipementier sportif allemand Adidas en 1993. S'estimant spolié par sa banque, le Crédit Lyonnais, alors publique, Bernard Tapie avait entamé une longue bataille judiciaire.

Quelques mois après l'élection de Nicolas Sarkozy, en 2007, Bercy avait décidé d'entrer en arbitrage pour régler ce conflit de près de quinze ans, malgré l'hostilité d'administrations publiques favorables à une résolution judiciaire classique.

Arbitrage truqué

Le 7 juillet 2008, le tribunal arbitral avait attribué 403 millions d'euros à l'ancien patron de l'Olympique de Marseille, dont 45 au titre du «préjudice moral».

Il est reproché à Bernard Tapie d'avoir truqué cet arbitrage, en s'assurant avec son ancien avocat Maurice Lantourne de la «partialité» d'un des trois juges arbitres, Pierre Estoup, afin d'obtenir une décision favorable. Il aurait fait également pression sur ses soutiens «dans l'appareil d'Etat» pour éviter tout recours contre la sentence arbitrale.

Cette sentence a depuis été annulée au civil pour «fraude» et Bernard Tapie a été condamné à rembourser les sommes perçues, qui font l'objet de contestations.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.