Passer au contenu principal

Téhéran appelé à revenir sur sa décision

Aussi bien l'Allemagne que la France ont vivement condamné mercredi la reprise par l'Iran de ses activités d'enrichissement d'uranium.

L'Iran est disposé à annuler tout ou partie des mesures qu'il a prises pour se désengager de l'accord sur le nucléaire. Mais seulement si l'Europe lui assure en échange des avantages économiques «significatifs», a indiqué vendredi à Munich le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. (Samedi 15 février 2020)
L'Iran est disposé à annuler tout ou partie des mesures qu'il a prises pour se désengager de l'accord sur le nucléaire. Mais seulement si l'Europe lui assure en échange des avantages économiques «significatifs», a indiqué vendredi à Munich le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. (Samedi 15 février 2020)
Keystone
Alors que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni tentent le tout pour le tout afin que l'Iran respecte l'accord, Boris Johnson joue les trouble-fête. Le premier ministre britannique a lancé sur la BBC: «Le président Trump est un excellent négociateur (...). Travaillons ensemble pour remplacer (l'accord de 2015) et le remplacer par l'accord de Trump». (14 janvier 2020)
Alors que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni tentent le tout pour le tout afin que l'Iran respecte l'accord, Boris Johnson joue les trouble-fête. Le premier ministre britannique a lancé sur la BBC: «Le président Trump est un excellent négociateur (...). Travaillons ensemble pour remplacer (l'accord de 2015) et le remplacer par l'accord de Trump». (14 janvier 2020)
AFP
L'Iran réduit peu à peu ses engagements pris par son pays devant la communauté internationale en rapport avec son programme nucléaire. (Lundi 4 novembre 2019)
L'Iran réduit peu à peu ses engagements pris par son pays devant la communauté internationale en rapport avec son programme nucléaire. (Lundi 4 novembre 2019)
Keystone
1 / 11

Le ministre des Affaires étrangères allemand a exhorté mercredi l'Iran à revenir sur sa décision «inacceptable», prise la veille, de relancer ses activités d'enrichissement d'uranium. Emmanuel Macron a pour sa part qualifié cette décision de «grave», appelant à en «tirer collectivement les conséquences».

«Ce que le président Rohani a annoncé n'est pas acceptable», a déclaré Heiko Maas lors d'une conférence de presse à Berlin. Il a appelé «l'Iran à revenir sur toutes les mesures qu'il a prises depuis juillet et à respecter à nouveau pleinement ses engagements» internationaux.

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé mardi la relance, dans l'usine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran), d'activités d'enrichissement d'uranium jusqu'à présent gelées. Une décision qui a été condamnée par Washington, Paris et l'Union européenne. De son côté, le Kremlin a dit «observer avec préoccupation le développement de la situation».

«Maintenir l'accord»

«Notre objectif reste de maintenir l'accord nucléaire», a prévenu le chef de la diplomatie allemande, précisant suivre la situation avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ainsi que les autres pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015. «L'Iran doit maintenant céder d'urgence afin de contribuer à réduire les tensions», a averti Heiko Maas.

L'accord conclu à Vienne entre la République islamique et le groupe «5 1» (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) après 12 ans de négociations, autorise Téhéran à développer des programmes nucléaires uniquement dans une visée civile en échange de la levée de sanctions économiques internationales asphyxiant son économie.

Délai expiré

La décision de Hassan Rohani a été rendue publique au lendemain de l'expiration d'un délai donné par Téhéran aux autres Etats parties au texte pour qu'ils l'aident à surmonter les conséquences du retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte en 2018.

Elle marque la quatrième phase du plan de réduction des engagements iraniens lancé en mai, en riposte au retrait américain. Par cette politique, Téhéran entend faire pression sur les autres parties pour qu'elles l'aident à contourner les sanctions rétablies par Washington après sa sortie du pacte.

Alléger les sanctions

Emmanuel Macron a qualifié mercredi de «graves» les décisions prises par l'Iran. «J'aurai des discussions dans les prochains jours, également avec les Iraniens, et nous devons collectivement en tirer les conséquences», a ajouté le président français au dernier jour de sa visite en Chine.

«Les semaines prochaines seront dédiées pour nous à une pression accrue de tous pour que l'Iran revienne» dans le cadre de l'accord, «ce qui doit s'accompagner aussi d'allégement de certaines sanctions», a déclaré Emmanuel Macron.

Pour lui, «le retour à la normale ne peut se faire que si les Etats-Unis et l'Iran acceptent de rouvrir une forme d'agenda de confiance, d'élargir le dialogue et d'avancer avec des gestes», a-t-il ajouté, en précisant qu'il allait en discuter avec Donald Trump. Sinon, «quel est le scenario alternatif? Un crescendo permanent dont l'issue ne peut être qu'une crise», a-t-il prévenu.

«Convergences de vues» avec Xi

Emmanuel Macron a salué les «convergences de vue réelles» sur ce dossier avec le président chinois Xi Jinping, la Chine étant l'un des cinq pays signataires de l'accord sur le nucléaire iranien.

Le président français s'est fortement impliqué diplomatiquement ces derniers mois pour tenter de rapprocher Washington et Téhéran, ayant tenté en vain de faciliter une rencontre entre Trump et Rohani en septembre.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.