Le «tireur de Libé» dans le box des accusés

France Lors de son périple armé entre BFMTV et Libération en 2013, Abdelhakim Dekhar avait blessé grièvement un photographe. Son procès débute vendredi.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Sa virée armée visant des médias français, blessant grièvement un assistant photographe, et le quartier d'affaires de Paris, avait déclenché une traque de cinq jours en novembre 2013 : Abdelhakim Dekhar est jugé à partir de vendredi.

Poursuivi aux assises (jury populaire) pour récidives de tentative d'assassinat et pour enlèvement et séquestration, cet homme de 52 ans, que les médias ont appelé le «tireur parisien», encourt la perpétuité.

Lié aux milieux de l'ultra-gauche

Abdelhakim Dekhar, 52 ans, était bien connu des autorités depuis les années 1990. Il avait été condamné à quatre ans de prison en 1998 dans un dossier criminel majeur de l'époque, lié aux milieux de l'ultra-gauche.

Abdelhakim Dekhar n'avait ensuite plus fait parler de lui, s'installant en Grande-Bretagne où il avait construit une nouvelle vie, en couple, avec deux enfants. Mais quinze ans plus tard, le 15 novembre 2013, vers 7 heures du matin, il pénètre, armé d'un fusil à pompe, dans l'accueil de la chaîne d'informations en continu française BFMTV.

Il pointe son arme vers son rédacteur en chef, et prononce quelques mots : «La prochaine fois, je ne vous raterai pas», selon un agent de sécurité, puis prend la fuite en laissant deux cartouches à terre.

Trois coups de feu

Trois jours plus tard, vers 10 heures du matin, un homme armé du même type de fusil fait irruption dans le hall du journal Libération. Cette fois, il ouvre le feu à deux reprises, blesse grièvement au thorax un assistant photographe, avant de s'échapper.

A 11h35, des tirs retentissent cette fois dans le quartier d'affaires de la Défense, devant la banque Société générale. Trois coups de feu sont tirés et deux salariées disent avoir été visées, mais il n'y a pas de blessé.

Cinq minutes plus tard, le tireur prend brièvement en otage un automobiliste, à qui il demande de le conduire sur les Champs-Elysées.

La traque sur les Champs-Elysées

Commence alors une traque qui prend fin le 20 novembre, lorsque l'homme qui héberge Abdelhakim Dekhar le dénonce : il est retrouvé allongé dans une voiture, à demi-conscient après avoir avalé des médicaments.

Dans une lettre non datée laissée derrière lui, il développe la théorie d'un «complot fasciste», s'en prend au «capitalisme» et aux journalistes «payés pour faire avaler des mensonges».

Le procès est prévu jusqu'au 24 novembre (afp/nxp)

Créé: 15.11.2017, 13h52

Galerie photo

Chasse et arrestation du tireur de Libération

Chasse et arrestation du tireur de Libération Après une traque de deux jours, le tireur de Libération et de La Défense a été arrêté, puis confondu par son ADN. Récit en images.

Articles en relation

Le logeur du tireur de Libération mis en examen

Fusillade à Paris L’homme qui a hébergé en novembre Abdelhakim Dekhar, le tireur présumé de Libération, a été mis en examen pour recel de malfaiteur et «dissimulation ou destruction de preuves». Plus...

En grève de la faim, Abdelhakim Dekhar quitte l'hôpital

Tireur de Paris Abdelhakim Dekhar, le tireur présumé de Paris qui a entamé une grève de la faim, a quitté l'hôpital lundi matin pour être transféré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Plus...

Florence Rey dit n'avoir plus aucun lien avec Dekhar

France Florence Rey, condamnée en 1998 dans la même affaire que le tireur parisien, a souligné samedi qu'elle n'avait «plus aucun lien avec Abdelhakim Dekhar depuis 1994». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.