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IrakTrois otages français et un Irakien libérés

Des membres de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient ont recouvré la liberté, il y a près d'une semaine, a-t-on appris jeudi.

Des humanitaires avaient été enlevés en janvier.
Des humanitaires avaient été enlevés en janvier.
Photo d'illustration, Keystone

Trois Français et un Irakien, membres de l'ONG française SOS Chrétiens d'Orient, qui avaient été enlevés à Bagdad le 20 janvier 2020, ont été libérés, a annoncé la présidence française jeudi soir. La France vient de retirer ses troupes d'Irak.

«La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement. Le président de la République exprime sa gratitude aux autorités irakiennes pour leur coopération», indique un bref communiqué de la présidence française. Elle ne donne pas d'autre précision.

Sans revendication

SOS Chrétiens d'Orient avait indiqué la semaine dernière être sans nouvelles de ses quatre membres portés disparus, sans message, ni revendication. Les quatre hommes, les Français Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy et l'Irakien Tariq Mattoka, avaient «disparu aux alentours de l'ambassade de France», dans le centre-ville de la capitale, selon l'ONG.

Lorsqu'ils ont été enlevés, Bagdad était en proie à des manifestations depuis plusieurs mois, certaines contre le gouvernement et l'influence de l'Iran, et d'autres contre la présence de troupes américaines en Irak après la mort du général iranien Qassem Soleimani, tué à Badgad début janvier dans une attaque de drone américain.

Rapatriement des soldats français

L'association humanitaire se présente comme aidant les chrétiens d'Orient, victimes de persécutions dans la région, en particulier sous l'emprise du califat auto-proclamé de l'organisation Etat islamique (EI). Ses responsables, ancrés à droite, ont parfois été accusés de complaisance envers le régime du président syrien Bachar el-Assad.

La France a annoncé mercredi qu'elle allait retirer dès jeudi ses troupes d'Irak, où elles participaient à la formation des forces de sécurité irakiennes, dans le cadre de la coalition internationale antidjihadiste emmenée par Washington. Le rapatriement des quelques 200 soldats français de l'opération Chammal est motivée «notamment» par la pandémie de coronavirus qui vient ainsi entraver une de ses opérations extérieures, a expliqué l'état-major français.

L'armée américaine, qui représente la grande majorité des forces étrangères déployées en Irak, avait annoncé en fin de semaine dernière une réduction temporaire de la voilure de la coalition.

ats

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