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DiplomatieTrump accueille Bolsonaro à Washington

Le «Trump des tropiques» est en visite à la Maison Blanche mardi, où il doit rencontrer le président américain.

Depuis son arrivée au pouvoir, le 1er janvier, Jair Bolsonaro a affiché un proaméricanisme marqué.
Depuis son arrivée au pouvoir, le 1er janvier, Jair Bolsonaro a affiché un proaméricanisme marqué.
AFP

Le président américain Donald Trump reçoit mardi à la Maison Blanche l'un de ses plus fervents admirateurs: son homologue brésilien Jair Bolsonaro, élu, comme lui, sur le rejet du «politiquement correct».

Au-delà d'une passion commune pour les tweets et d'un goût revendiqué de la provocation, l'ancien magnat de l'immobilier et l'ex-parachutiste sont à l'unisson sur nombre de sujets: virulentes critiques du multilatéralisme, volonté d'adopter une posture combative face à Pékin ou encore dénonciation de l'Accord de Paris sur le climat.

M. Bolsonaro, qui s'est vu décerner nombre de surnoms, dont celui de «Trump des tropiques», a lui-même alimenté pendant la campagne le parallèle avec le locataire de la Maison Blanche.

Pro-américanisme marqué

Depuis son arrivée au pouvoir, le 1er janvier, il a affiché un proaméricanisme marqué, en rupture avec la tradition de la diplomatie brésilienne qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances.

Au programme de leur première rencontre: tête-à-tête dans le Bureau ovale, déjeuner de travail et conférence de presse commune dans les jardins de la Maison Blanche.

Les deux hommes, qui dénoncent inlassablement les dangers du socialisme sous toutes ses formes, devraient profiter de cette tribune pour accroître encore la pression sur le président vénézuélien Nicolás Maduro dont ils réclament avec force le départ depuis qu'ils ont reconnu l'opposant Juan Guaidó comme président par intérim. En le recevant fin février à Brasilia, Jair Bolsonaro avait salué Juan Guaidó comme son «frère», le qualifiant de symbole «d'espérance».

Pour M. Trump, la visite pourrait être l'occasion de tourner la page d'une séquence difficile entre l'échec du sommet de Hanoï avec le leader nord-coréen Kim Jong-un et camouflet du Congrès sur son projet de mur à la frontière avec le Mexique.

Visite au siège de la CIA

Le président des États-Unis et celui de la première puissance d'Amérique latine devraient insister sur une coopération économique renforcée. Les deux hommes devraient aussi revenir sur la décision annoncée lundi par le Brésil d'autoriser les États-Unis à lancer des satellites depuis le centre spatial d'Alcântara, dans l'État septentrional de Maranhão.

Alcântara est idéalement situé en raison de sa proximité avec l'équateur, qui permet des économies de combustible de l'ordre de 30% pour les lancements ou la mise en orbite de charges plus lourdes. De leur côté, les États-Unis pourraient appuyer l'entrée du Brésil dans l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

À la veille de la rencontre, M. Bolsonaro a effectué une visite surprenante pour un chef d'État étranger: il s'est rendu au siège de la CIA. Ce déplacement au quartier général de l'agence centrale américaine du renseignement, en banlieue de Washington, prend un relief particulier quand on se souvient de la brouille entre les États-Unis et le Brésil née de l'affaire des écoutes.

«Le meilleur ami des États-Unis»

Fin 2013, Dilma Rousseff, alors présidente du Brésil, avait annulé une visite d'État à Washington à la suite de révélations par la presse d'une surveillance de ses communications personnelles par le NSA (National Security Agency).

MM. Trump et Bolsonaro, aux parcours radicalement différents, trouveront-ils une forme d'«alchimie», mot cher au locataire de la Maison Blanche? Seule certitude à ce stade: les prises de position de l'ancien capitaine de l'armée brésilienne en campagne ont été très appréciées au 1600 Pennsylvania Avenue.

«Il a brisé tous les tabous historiques», s'est félicité un responsable américain sous couvert d'anonymat lors d'une présentation de la visite. «Il a opté pour une position proaméricaine sans complexe, il a fait campagne en disant qu'il voulait être le meilleur ami des États-Unis, qu'il voulait une relation étroite avec le président Trump.»

AFP

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