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DiplomatieTrump reconnaît la «Chine unique» et apaise Pékin

Il a assuré Xi Jinping qu'il respecterait le principe interdisant tout contact diplomatique entre des pays étrangers et Taïwan.

Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)
Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)
AFP
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)
AFP
Sitôt élu, Donald Trump a retiré les USA du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Négocié pendant des années par l'administration Obama, le TPP était vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. (23 janvier 2017)
Sitôt élu, Donald Trump a retiré les USA du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Négocié pendant des années par l'administration Obama, le TPP était vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. (23 janvier 2017)
AFP
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Après deux mois de tension, Donald Trump a apaisé la Chine en assurant à son homologue chinois Xi Jinping qu'il respecterait le «principe de la Chine unique» interdisant tout contact diplomatique entre des pays étrangers et le frère ennemi taïwanais.

«Les deux dirigeants ont discuté de nombreux sujets et le président Trump a accepté, à la demande du président Xi, de respecter le principe d' une seule Chine », a indiqué la Maison Blanche jeudi soir dans un communiqué. Il s'agissait de la première conversation téléphonique entre les deux hommes depuis l'investiture de Donald Trump.

L'île de Taïwan est coupée politiquement du reste de la Chine depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Le territoire se gouverne seul mais n'est pas reconnu par l'ONU. La Chine interdit ainsi à tout pays avec lequel elle a des relations diplomatiques d'en avoir simultanément avec Taïwan: c'est le principe de la «Chine unique».

Les Etats-Unis ont ainsi fermé en 1979 leur ambassade à Taïwan et reconnu le régime communiste de Chine continentale comme la seule autorité légitime chinoise. Washington continue cependant d'avoir des échanges commerciaux avec Taïwan et de lui vendre des armements.

«Pas négociable»

«Xi Jinping salue la réaffirmation par M. Trump de l'adhésion du gouvernement américain au principe de la Chine unique», a indiqué vendredi en réaction la télévision chinoise CCTV, un média d'Etat, sur son site internet.

Dans un entretien au quotidien américain Wall Street Journal en janvier, Donald Trump avait pourtant indiqué être prêt à remettre le principe en cause, estimant que «tout était sur la table, y compris la Chine unique». Le principe n'est «pas négociable», lui avait alors rétorqué Pékin.

Entre sa victoire à l'élection présidentielle en novembre et son investiture fin janvier, M. Trump avait déjà sérieusement irrité Pékin en acceptant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen. Il avait ensuite déclaré en décembre qu'il ne se sentait pas nécessairement tenu par le principe de la «Chine unique».

Une rencontre Trump-Xi?

«Avant cette clarification, il subsistait un réel risque que les deux côtés soient incapables de se parler», déclare à l'AFP Ashley Townshend, expert des relations sino-américaines à l'Université de Sydney.

«Mais je ne pense pas que cela doive être interprété comme un signe de réconciliation en direction de la Chine», nuance-t-il. Beaucoup de conseillers de Donald Trump et l'administration américaine en général restent «méfiants» vis-à-vis de Pékin et le président américain «continuera à être ferme avec la Chine», estime M. Townshend.

Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait menacé d'imposer des droits de douane de 45% sur les importations chinoises, accusant la Chine d'avoir «volé» des millions d'emplois aux Etats-Unis. Cette perspective inquiète les dirigeants chinois au plus haut point.

MM. Trump et Xi ont cependant échangé «des invitations à se rencontrer dans leurs pays respectifs», a indiqué la Maison Blanche, qui a qualifié la discussion «d'extrêmement cordiale». «Les deux chefs d'Etat (...) sont impatients de se rencontrer le plus tôt possible», a renchéri la télévision chinoise.

La Maison Blanche avait annoncé mercredi que le chef de l'Etat américain avait envoyé à Xi Jinping, à l'occasion du Nouvel an chinois, une lettre dans laquelle il souhaitait une «relation constructive» entre les deux pays, après les accès de tension survenus depuis son élection.

AFP

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