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Etats-UnisTrump s'en prend aux agences de renseignement

A dix jours de sa prise de fonction, Donald Trump a tenu sa première conférence de presse depuis son élection.

Le Pentagone mène une enquête sur les paiements russes reçus par Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. L'enquête doit déterminer s'il a accepté de l'argent provenant de gouvernements étrangers sans obtenir d'autorisation préalable. (Jeudi 27 avril 2017)
Le Pentagone mène une enquête sur les paiements russes reçus par Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. L'enquête doit déterminer s'il a accepté de l'argent provenant de gouvernements étrangers sans obtenir d'autorisation préalable. (Jeudi 27 avril 2017)
AFP
Les ministres allemand et américain des Finances ont échangé à la veille de l'ouverture du G20 Finances. (Jeudi 16 mars 2017)
Les ministres allemand et américain des Finances ont échangé à la veille de l'ouverture du G20 Finances. (Jeudi 16 mars 2017)
Keystone
Le magnat de l'immobilier élu le 8 novembre sur un programme populiste a aussi annoncé que la CIA allait être pilotée par Mike Pompeo, 52 ans, élu du Kansas dans la vague d'arrivée au Congrès du Tea Party, l'aile ultra-conservatrice du parti républicain. Mike Pompeo est un farouche adversaire du régime iranien et de l'accord international sur le nucléaire pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe.
Le magnat de l'immobilier élu le 8 novembre sur un programme populiste a aussi annoncé que la CIA allait être pilotée par Mike Pompeo, 52 ans, élu du Kansas dans la vague d'arrivée au Congrès du Tea Party, l'aile ultra-conservatrice du parti républicain. Mike Pompeo est un farouche adversaire du régime iranien et de l'accord international sur le nucléaire pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe.
AFP
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Le président élu, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a accusé mercredi les agences américaines de renseignement d'avoir laissé fuiter le «faux» dossier russe. Donald Trump, qui a donné mercredi sa première conférence de presse depuis son élection, a notamment dénoncé les fausses informations sur son compte diffusées dans certains médias américains concernant ses liens supposés avec la Russie.

«Je pense que c'est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignement aient permis (la publication) d'une information, qui s'est révélée être erronée et fausse», a estimé Donald Trump lors d'une conférence de presse à New York, au sujet de la divulgation mardi par des médias de notes de renseignement faisant état de dossiers russes présentés comme compromettants pour le milliardaire.

«Si Poutine aime Trump, c'est un atout»

Le successeur de Barack Obama est furieux de la publication, mardi par le site Buzzfeed, de 35 pages de notes détaillant des liens allégués de son entourage avec le Kremlin. Il a laissé entendre que les services américains avaient «peut-être» fait fuiter ces documents dans la presse.

Pour la première fois, il a également explicitement reconnu le rôle de la Russie dans le piratage des messages de responsables du parti démocrate d'Hillary Clinton. «Je pense que c'était la Russie», a-t-il dit.

Donald Trump a par ailleurs déclaré qu'il ignorait s'il s'entendrait avec Vladimir Poutine mais qu'il espérait que ce serait le cas. Le milliardaire républicain a estimé qu'il fallait considérer comme un «atout» le fait que le président russe soit bien disposé à son égard. «Si Poutine aime Trump, c'est un atout, pas un handicap», a-t-il dit.

Médias salués

Pour sa première conférence de presse depuis juillet, donnée devant au moins 250 journalistes accrédités dans le hall de la Trump Tower à New York, Donald Trump a pris le contre-pied de ses dénonciations habituelles en remerciant les médias qui ont refusé de publier ces notes à l'authenticité incertaine. L'affaire a monopolisé tout le début de la conférence de presse. Il s'en est toutefois pris à un journaliste de CNN (voir vidéo ci-dessous).

Mais une autre question centrale a aussi été évoquée: comment le magnat de l'immobilier tracera-t-il une ligne étanche entre ses affaires et sa présidence tant sa famille a été étroitement associée à sa campagne et à la transition?

Son groupe, Trump Organization, est une nébuleuse non cotée en Bourse, avec des activités dans 20 pays, de l'Ecosse à Dubaï via les Philippines, de l'hôtellerie au mannequinat en passant par les clubs de golf et les gratte-ciel résidentiels.

La réponse est tombée mercredi. Donald Trump a affirmé avoir cédé le contrôle de ses entreprises à ses deux fils, Eric et Donald Jr, pour la durée de son mandat, en promettant que cela permettrait d'éviter les conflits d'intérêts avec sa fonction présidentielle.

«Mes deux fils ici présents, Don et Eric, vont diriger la société. Ils la dirigeront de façon très professionnelle. Ils ne m'en parleront pas», a dit Donald Trump. Sa fille Ivanka, a-t-il précisé, coupera elle aussi ses liens avec l'empire économique Trump, en se concentrant sur son installation familiale à Washington.

«Le plus grand créateur d'emplois»

Sur le plan économique, le futur 45e président américain a encore affirmé qu'il serait «le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé». Il a cité plusieurs groupes comme Fiat-Chrysler et Ford, ayant pris des engagements concernant leurs activités aux Etats-Unis.

Il mène une offensive anti-délocalisations pour relancer l'activité industrielle américaine. Il a notamment promis pendant sa campagne d'imposer des droits de douane prohibitifs de 45% sur les importations chinoises.

«Nous avons eu des nouvelles fantastiques au cours des deux dernières semaines. J'ai été très actif du point de vue économique pour notre pays», a relevé Donald Trump, précisant que «beaucoup de groupes automobiles vont s'installer» aux Etats-Unis.

Et «de grandes nouvelles vont être annoncées, dans les deux prochaines semaines, émanant de groupes qui vont construire dans le Midwest», a-t-il poursuivi, espérant que le géant automobile General Motors et que l'industrie pharmaceutique suivent l'exemple, avant que d'autres secteurs ne leur emboîtent le pas.

AFP

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