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Trump rejette la faute sur les manifestants

Pour le président américain, les aéroports sont engorgés non pas à cause du décret anti-migrants signé mais à cause des protestataires.

Des manifestants dans un aéroport américain ce week-end.
Des manifestants dans un aéroport américain ce week-end.
AFP

«Les gros problèmes dans les aéroports ont été causés par une panne d'ordinateur de Delta, les manifestants et les larmes du sénateur Schumer (un sénateur démocrate)», a accusé le président américain sur Twitter. Il a affirmé que seules 109 personnes avaient été arrêtées à leur arrivée sur le sol américain parmi les 325'000 passagers quotidiens. Le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, «a dit que tout se passait bien avec très peu de problèmes. L'AMERIQUE DOIT DE NOUVEAU ETRE SÛRE!», a encore tweeté le président.

«Essayer de trouver des terroristes avant qu'ils ne rentrent dans notre pays n'a rien de plaisant. Etudiez ce qui se passe dans le monde!».

Texte vague

Le décret signé vendredi par le président, qui interdit temporairement l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans ((Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) et gèle pour 4 mois toute entrée de réfugiés, a provoqué un tollé aux Etats-Unis et à l'étranger.

Donald Trump a été critiqué jusque dans son propre camp et des dizaines de milliers de manifestants à travers les Etats-Unis dénoncent un texte qu'ils jugent «anti musulman». La précipitation dans laquelle le décret - qui doit empêcher l'arrivée de «terroristes» aux Etats-Unis - a été appliqué et les termes très vagues dans lesquels il est rédigé ont provoqué la confusion jusque dans les rangs de la police des frontières chargée de l'appliquer.

Expulsion empêchée

Cette précipitation a d'ailleurs amené plusieurs juges à en suspendre temporairement certaines clauses, empêchant ainsi l'expulsion immédiate de personnes arrêtées à l'aéroport.

Ce premier échec a poussé l'administration à mettre de l'eau dans son vin en particulier sur les détenteurs d'un permis de résident permanent, la fameuse carte verte, mais aussi sur les ressortissants des sept pays visés qui ont une double nationalité.

(ats)

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