Passer au contenu principal

Trump veut changer les repas dans les cantines

L'administration Trump veut revenir sur le programme de Michelle Obama proposant des repas plus sains à l'école.

L'initiative de Michelle Obama avait déjà été affaiblie par une première règlementation votée en 2018 par l'administration Trump.
L'initiative de Michelle Obama avait déjà été affaiblie par une première règlementation votée en 2018 par l'administration Trump.
Keystone

Pizzas et frites pourraient reprendre toute leur place dans les cantines scolaires américaines, l'administration Trump voulant de nouveau revenir sur le programme initié par Michelle Obama pour promouvoir des repas plus sains dans les écoles.

Le ministre américain de l'Agriculture Sonny Perdue a présenté vendredi une proposition de réforme fédérale pour «assouplir» le programme de l'ex-Première dame, qui fête ce même jour son 56e anniversaire. Partant du constat que les élèves jettent la nourriture qui leur est proposée si elle n'est pas «appétissante», il propose par exemple non de rayer les légumes du menu, mais de les présenter sous forme de frites.

«Les écoles et académies scolaires nous disent qu'il y a encore trop de gaspillage alimentaire et qu'une plus grande flexibilité de bon sens est nécessaire pour fournir aux élèves des repas nutritifs et appétissants», justifie le ministre dans un communiqué. Il propose ainsi, entre autres, d'offrir à 100'000 écoles et 30 millions d'élèves «plus de variétés de légumes», ainsi que des «menus à la carte».

Crucial pour lutter contre l'obésité infantile

Les organisations liées à la santé sont immédiatement montées au créneau. «L'administration Trump poursuit son assaut sur la santé des enfants sous le prétexte de simplifier les menus scolaires», a dénoncé dans un communiqué le responsable juridique du Centre pour la science dans l'intérêt public, Colin Schwartz. Cela «(permettra) aux enfants de choisir des pizzas, hamburgers, frites, et autre nourriture riche en calories, saturée en graisses, au lieu d'avoir des menus scolaires équilibrés chaque jour», a-t-il alerté.

Pour beaucoup d'écoliers des quartiers pauvres, il s'agit du seul repas possiblement équilibré de la journée. «Il ne s'agit pas seulement de ce qu'il y a dans l'assiette, mais également de la manière dont c'est préparé», a également regretté Nancy Roman, présidente du Partenariat pour une Amérique en meilleure santé, citée dans le «Washington Post». «Les jeunes enfants ont particulièrement besoin d'être exposés aux fruits et légumes non transformés, faciles à manger», a-t-elle ajouté.

L'initiative de Michelle Obama, adoptée en 2012, avait été jugée cruciale pour lutter contre l'obésité infantile, dans un pays où près d'un enfant ou adolescent sur cinq est en surpoids. Elle mettait des restrictions sur les quantités de sel et les laits sucrés et imposait d'augmenter les céréales complètes dans les repas scolaires. Elle avait déjà été affaiblie par une première règlementation votée en 2018 par l'administration Trump.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.