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ClimatTrump veut effacer les années Obama

Le président américain doit signer mardi le «Décret sur l'indépendance énergétique» misant sur les énergies fossiles.

Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)
Donald Trump s'est attaqué l'une des initiatives les plus emblématiques de son prédécesseur Barack Obama: le rapprochement avec Cuba, entamé fin 2014. Il annonce annuler cet accord «avec effet immédiat» qui consacrait le rapprochement diplomatique des deux pays après plus de 50 ans de gel diplomatique. Il promet «un meilleur accord pour les Cubains». (Vendredi 16 juin 2017)
AFP
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)
L'administration Trump a publié sa feuille de route pour diminuer la règlementation bancaire en recommandant notamment un allègement des tests de résistance des grandes banques, selon un rapport publié par le Trésor. (Lundi 12 juin 2017)
AFP
Sitôt élu, Donald Trump a retiré les USA du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Négocié pendant des années par l'administration Obama, le TPP était vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. (23 janvier 2017)
Sitôt élu, Donald Trump a retiré les USA du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Négocié pendant des années par l'administration Obama, le TPP était vu comme un contrepoids à l'influence grandissante de la Chine. (23 janvier 2017)
AFP
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Donald Trump entame mardi le détricotage des mesures de lutte contre le réchauffement climatique mises en place par son prédécesseur Barack Obama, avec la volonté affichée de donner un coup de pouce aux énergies fossiles, au nom de l'emploi.

Dans une séquence chargée en symboles, le président américain, qui a ouvertement mis en doute la réalité du changement climatique, se rendra au siège de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche, pour signer le «Décret sur l'indépendance énergétique».

Ce décret contribuera à s'assurer que l'énergie soit «abordable et propre» afin de «favoriser la croissance économique et les créations d'emplois», selon le résumé d'un responsable de la Maison Blanche.

Réduire «les obstacles inutiles»

Le texte, qui vise à réduire «les obstacles inutiles» dans ce secteur, à travers la remise en cause de plusieurs règlementations, ordonne en particulier un réexamen de la mesure phare de son prédécesseur démocrate: le «Clean Power Plan» (Projet pour une énergie propre).

Ce dernier impose aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2 de 32% d'ici 2030 par rapport à 2005. S'il entrait en vigueur, il se traduirait par la fermeture de nombre de centrales à charbon (les plus anciennes et les plus polluantes). Il est cependant, pour l'heure, bloqué par la justice, qui avait été saisie par une trentaine d'Etats, majoritairement républicains.

Réexaminer ce projet «prendra un certain temps», a reconnu l'exécutif, évoquant en particulier les procédures de consultation du public en vigueur à l'EPA.

Le «magnifique charbon propre»

Même s'il est en déclin, le charbon reste une composante essentielle du paysage énergétique américain. Les centaines de centrales à charbon réparties sur le territoire fournissent environ un tiers de l'électricité du pays, à égalité avec le gaz naturel et devant le nucléaire et l'hydroélectricité.

Donald Trump évoque régulièrement devant ses partisans sa volonté de relancer l'exploitation du «magnifique charbon propre». «De nombreux mineurs vont retrouver du travail», a-t-il affirmé le semaine dernière dans le Kentucky.

Mais la plupart des experts sont très sceptiques et doutent que le décret qui sera signé mardi puisse se traduire par des créations nettes d'emplois dans ce secteur.

«Cela n'aura pratiquement aucun impact», juge le professeur James Van Nostrand de West Virginia University, rappelant que le déclin du charbon est d'abord lié à la hausse des coûts d'exploitation et la concurrence accrue du gaz naturel. «Démanteler l'EPA et se débarrasser de la règlementation ne fera pas renaitre l'industrie du charbon».

Scott Pruitt pour mener la politique énergétique

La Chambre de commerce américaine a salué avec force l'annonce de la remise en cause du Clean Power Plan de Barack Obama, jugeant qu'il était «non seulement illégal, mais mauvais pour les familles et les entreprises américaines».

Si l'administration Trump met en avant sa volonté de conserver des textes relatifs à la propreté de l'eau et de l'air, elle reste en revanche à ce stade muette sur sa politique en matière de climat, c'est-à-dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le patron de l'EPA, Scott Pruitt, martèle sa volonté de rompre avec l'administration précédente qui «avait une stratégie résolument anti-énergies fossiles». Scott Pruitt, qui a récemment affirmé, à rebours du consensus scientifique international, que les émissions de CO2 n'étaient pas une des causes majeures du réchauffement climatique en cours, a réitéré ses critiques sur l'accord de Paris sur le climat.

Paris, un «mauvais accord»

«Nous nous sommes pénalisés avec des pertes d'emplois alors que la Chine et l'Inde n'ont pas pris de mesures pour faire face au problème», a-t-il affirmé, faisant fi des engagements pris par ces deux pays. «Pour moi, Paris a tout simplement été un mauvais accord», a-t-il ajouté.

L'administration Trump n'a pas encore tranché sur la position qu'elle entendait adopter sur cet accord emblématique, conclu dans la capitale française fin 2015 par plus de 190 pays. «C'est en cours de discussion», a indiqué lundi soir un responsable de l'exécutif sous couvert d'anonymat.

Les Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, se sont, dans ce cadre, engagés sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

AFP

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