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Pourquoi Trump veut une enquête sur Obama

Le président accuse son prédécesseur de l’avoir fait mettre sur écoute. Sans preuve. Simple diversion?

Barack Obama a démenti catégoriquement, par la voix de son porte-parole Kevin Lewis: «Ni le président Obama ni aucun responsable à la Maison-Blanche n’ont jamais ordonné la mise sur écoute d’un citoyen des Etats-Unis.»
Barack Obama a démenti catégoriquement, par la voix de son porte-parole Kevin Lewis: «Ni le président Obama ni aucun responsable à la Maison-Blanche n’ont jamais ordonné la mise sur écoute d’un citoyen des Etats-Unis.»
AP

La Maison-Blanche a demandé ce dimanche au Congrès des Etats-Unis d’ouvrir une enquête sur un supposé «abus de pouvoir» de l’ancien président Barack Obama. Samedi, Donald Trump déclarait sur Twitter à ses 26 millions d’abonnés que son prédécesseur avait fait mettre sur écoute la Trump Tower, QG du candidat républicain, dans les derniers jours d’octobre, avant l’élection du 8 novembre. Une accusation comparée au Watergate qui entraîna la chute du président Nixon. «C’est un pauvre type! (Ou un malade!)», a lancé l’actuel chef de l’Etat.

«Les rapports sur ces possibles investigations à motivation politique sont très troublants», a lancé ce dimanche Sean Spicer, porte-parole de Maison-Blanche. Le président «demande que les commissions parlementaires de surveillance du renseignement, dans le cadre de leur investigation sur des activités russes (ndlr: ayant pu influencer les élections), déterminent si l’Exécutif a abusé de ses pouvoirs en 2016».

Démenti catégorique

Barack Obama a démenti catégoriquement, par la voix de son porte-parole Kevin Lewis: «Ni le président Obama ni aucun responsable à la Maison-Blanche n’ont jamais ordonné la mise sur écoute d’un citoyen des Etats-Unis.» Ancien conseiller à la sécurité, Ben Rhodes note qu’une mise sur écoute n’est pas du ressort du président. Et l’ex-directeur du renseignement national James Clapper affirme que ni le candidat Trump ni son équipe n’ont été mis sur écoute.

Les accusations de Trump, selon une source citée par l’agence Bloomberg, sont basées sur un article publié vendredi par Breitbart, média ultraconservateur qui a diffusé nombre de fausses informations par le passé. L’article se réfère à des propos tenus jeudi par le commentateur radio Mark Levin, en lien avec l’édition du 31 octobre du New York Times. On y apprenait que le FBI étudiait la possibilité de vérifier s’il y avait des échanges secrets par e-mail entre l’Organisation Trump et une banque russe. Sans trop y croire.

Le sénateur républicain Ben Sasse, critique à l’égard de Donald Trump, appelle le président à plus de précisions. Car s’il y a eu mise sur écoute, c’est par une agence de renseignement, avec l’aval d’un juge sur la base de sérieux soupçons d’ingérence étrangère. Or, ce sont précisément les contacts russes de l’équipe Trump en 2016 qui font polémique ces jours-ci aux Etats-Unis…

La Maison-Blanche a toutefois fait savoir qu’elle ne commentera plus l’affaire Obama, du moins tant que le Congrès n’aura pas fini son enquête. Bref, Donald Trump a semé le doute et se gardera bien d’étayer ses accusations.

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