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Aide à la GrèceLe gouvernement Tsipras reste fixé sur l'adoption de l'accord

Un décret a été soumis mercredi au Parlement. Il fixe les grandes lignes du programme de renflouement de trois ans.

Le premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit «confiant».
Le premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit «confiant».
ARCH., Keystone

Le gouvernement grec a soumis mercredi 12 août à l'approbation du Parlement un décret donnant les grandes lignes d'un nouveau programme de renflouement de trois ans. Il a demandé aux députés un vote rapide permettant un prompt déblocage de l'aide financière.

La Grèce et ses créanciers internationaux sont parvenus mardi à un accord sur un nouveau plan d'aide de 85 milliards d'euros qui doit permettre au pays de rester dans la zone euro et d'éviter une situation de défaut. C'est le troisième plan de renflouement de la Grèce depuis 2010.

Le premier ministre Alexis Tsipras souhaite que l'accord puisse être examiné jeudi en commission avant un vote en séance plénière jeudi soir ou dans la nuit de jeudi à vendredi. Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent quant à eux vendredi à Bruxelles pour discuter de cet accord.

Tsipras «confiant»

Athènes espère que les grands argentiers entérinent l'accord à cette occasion, autorisant le versement de ressources à la Grèce qui doit rembourser d'ici au 20 août 3,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE).

Le ministère allemand des Finances a toutefois indiqué mercredi avoir «des questions» à soulever lors de cette réunion. Il a toutefois nié qu'il rejettait l'accord. Un peu plus tôt, le porte-parole du gouvernement allemand avait assuré que Berlin avait besoin de temps examiner l'accord dans le détail et pouvoir «prendre position à ce sujet d'ici à la fin de la semaine».

De son coté, M. Tsipras s'est déclaré mercredi «confiant dans la conclusion d'un accord et d'un prêt du Mécanisme de stabilité européen qui mettra fin à l'incertitude économique» du pays. Il a estimé que «ceux qui ont un secret désir, un plan secret pour réaménager la zone euro en utilisant la Grèce comme excuse échoueront».

Réticences à Berlin et chez Syriza

M. Tsipras n'a cité aucun nom, mais plusieurs pays comme l'Allemagne ou la Finlande semblent encore avoir des réticences. Selon une source gouvernementale grecque, lors d'un entretien téléphonique mardi soir, Angela Merkel a ainsi exprimé à M. Tsipras sa préférence pour un «prêt-relais» à Athènes, avant la signature définitive de cette nouvelle aide.

De son côté, la Finlande se prononcera jeudi. «Nous n'allons pas simplement avaliser l'annonce selon laquelle un accord a été trouvé (...) Nous allons nous pencher sur les détails», a assuré mercredi le ministre des finances Alexander Stubb. Celui-ci avait affirmé mardi que parler d'accord était encore «un bien grand mot».

L'accord est également contesté au sein de la coalition au pouvoir à Athènes. La présidente du parlement Zoe Constantopoulou, farouche opposante à ce plan d'aide, a convoqué une réunion des députés du parti mercredi soir. De l'avis de responsables parlementaires, cette initiative aura pour effet de retarder le travail des commissions parlementaires mais pas le vote en séance plénière.

Le point en octobre

Le texte soumis aux députés couvre la réforme de la fiscalité et des retraites, la réforme de la fonction publique, la relance du programme de privatisations et, à cette fin, l'établissement d'un fonds supervisé par les institutions européennes.

Des sources de l'Union européenne (UE) ont dit à Reuters que la mise en oeuvre de ces réformes serait examinée par les créanciers en octobre et ajouté que toute discussion relative à un allègement de la dette interviendrait ultérieurement.

Mesures «récessives»

Quoi qu'il en soit, la pilule est difficile à avaler pour les 149 députés du parti de gauche radicale Syriza - et leurs alliés du parti de droite souverainiste Anel - élus en janvier sur la promesse d'en finir avec l'austérité.

Selon le ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis, l'accord est «difficile», contient des mesures «récessives» qui rendront compliqué le redressement d'une économie dont les difficultés se sont aggravées avec l'entrée en vigueur, depuis fin juin, d'un strict contrôle des capitaux.

Mardi soir, le ministre de l'Economie Giorgos Stathakis a reconnu à la télévision Mega que 2015 serait une nouvelle année de «petite récession», un adjectif qui paraît mesuré à certains économistes.

AFP

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