Le tueur d'Orlando avait été interrogé par le FBI

Etats-UnisL'auteur du massacre d'Orlando avait été suivi par le FBI qui avait classé les enquêtes sans suite.

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Un élément troublant supplémentaire pour les enquêteurs, qui étudient également ses liens éventuels avec des organisations djihadistes.

Les investigations n'ont pas permis pour l'heure d'identifier d'éventuels complices qui auraient aidé Omar Mateen, a déclaré mardi sur CBS le secrétaire à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson.

L'homme, âgé de 29 ans, a attaqué «Le Pulse» dimanche au petit matin avec un fusil semi-automatique et une arme de poing avant d'être abattu par la police. Cette attaque a fait 49 morts et 53 blessés.

Piste du «loup solitaire»

Musulman pratiquant interrogé à plusieurs reprises par la police fédérale (FBI) en raison de ses liens supposés avec des djihadistes, l'agresseur a revendiqué son allégeance au groupe Etat islamique (EI) durant son attaque. L'EI l'a de son côté présenté comme un «soldat du califat».

Les enquêteurs ont ainsi privilégié dans un premier temps cette piste d'un «loup solitaire» radicalisé sur internet et inspiré par diverses organisations terroristes, sans pour autant avoir été dirigé par celles-ci. Son père avait en outre fait état de l'homophobie d'Omar Mateen, qui avait été marié et était père d'un enfant.

Homosexualité cachée

Mais lundi soir, plusieurs médias américains ont commencé à faire état de l'homosexualité cachée du tueur. De nombreux témoignages rapportent qu'il avait lui-même fréquenté le Pulse à plusieurs reprises.

Le quotidien Orlando Sentinel a ainsi cité plusieurs témoins qui assurent que le jeune homme était un habitué de la discothèque. Il s'y serait même fait remarquer à plusieurs reprises par son agressivité, liée à une consommation excessive d'alcool.

Parallèlement, un client régulier de Pulse a assuré au Los Angeles Times que le tueur utilisait le réseau social homo Jack'd.

Autre témoignage troublant, celui d'un ancien élève de sa promotion à l'académie de police d'Indian River Community College, où le tueur a étudié en 2006. Il a assuré au quotidien Palm Beach Post qu'Omar Mateen lui avait fait des avances.

Enquêtes classées sans suite

Evoquant un passé marqué par les violences conjugales, sa première femme ne l'avait jamais entendu soutenir le terrorisme. Sa seconde épouse, Noor Mateen, sentait que quelque chose allait se passer et a semble-t-il tenté de le dissuader, selon plusieurs télévisions américaines.

Omar Mateen avait été suivi par le FBI, qui l'avait interrogé à trois reprises, en 2013 et 2014, pour «d'éventuels liens avec des terroristes». Mais ces enquêtes avaient été classées sans suite.

L'hypothèse d'une piste homosexuelle, si elle prenait de l'ampleur, pourrait dégager le FBI de la position difficile dans laquelle il se trouve pour avoir observé la radicalisation d'Omar Mateen sans prévenir un passage à l'acte.

Contrôle des armes

Une telle hypothèse ne change rien, en revanche, au débat sur le contrôle des armes à feu, que cet attentat à relancé. L'ONU, notamment, a enjoint les Etats-Unis à adopter des «mesures robustes de contrôle des armes pour empêcher d'autres meurtres».

Barack Obama a invité mardi les parlementaires américains à durcir la législation sur les ventes de ces engins, en rétablissant notamment l'interdiction du commerce des armes semi-automatiques.

Il a par ailleurs rappelé que l'EI avait perdu près de la moitié du territoire qu'il contrôlait au plus fort de son expansion en Irak et que 120 de ses cadres avaient été éliminés depuis l'entrée en lice de la coalition internationale mise sur pied par les Etats-Unis pour le combattre.

«Ce ne sont pas des combattants religieux. Ce sont des brutes et des voleurs», a-t-il poursuivi, ajoutant que le mouvement djihadiste n'avait désormais plus aucun accès au système financier international et peinait à recruter des combattants étrangers.

Obama jeudi sur place

Barack Obama se déplacera jeudi à Orlando pour rendre hommage aux familles des victimes de la pire fusillade qu'aient connue les Etats-Unis.

De très nombreux dirigeants de pays à travers le monde ont fait part de leur émoi, jusqu'au roi Salmane d'Arabie saoudite, un pays où l'homosexualité est un crime: le souverain a condamné et dénoncé «cet acte criminel honteux contraire aux religions et aux normes et conventions internationales». (ats/nxp)

Créé: 14.06.2016, 21h34

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