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La Turquie lance son offensive contre les Kurdes syriens

La 3e opération militaire turque en Syrie vise à établir une «zone de sécurité» pour y réinstaller 2 millions de réfugiés syriens.

Le 9 octobre 2019 la ville de Ras al-Ain (située au nord-est de la province syrienne de Hasakeh) est bombardée par la Turquie.
Le 9 octobre 2019 la ville de Ras al-Ain (située au nord-est de la province syrienne de Hasakeh) est bombardée par la Turquie.
AFP

Après dix-huit mois de préparatifs, la Turquie intervient pour la troisième fois en trois ans en Syrie, cette fois-ci dans le nord du pays. L’opération «Source de paix» fait suite à «Bouclier de l’Euphrate» en 2016 et «Rameau d’olivier» à Afrin en 2018.

Officiellement, la Turquie entend se constituer une «zone de sécurité» d’une trentaine de kilomètres de profondeur et affaiblir durablement – voire détruire – les Unité de protection du peuple YPG, qui contrôlent la région. Ce groupe armé kurde est la colonne vertébrale des Forces démocratiques syriennes que les États-Unis et leurs alliés soutiennent contre Daech. Or, Ankara considère les YPG comme la branche syrienne de la guérilla kurde du PKK, sa bête noire, contre laquelle elle est en guerre depuis les années 1980. Ce conflit a fait plus de 45'000 morts.

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