Tusk confiant dans son projet de traité

BrexitLe président du Conseil européen estime que les membres de l'UE vont avaliser le traité sur le divorce avec le Royaume-Uni.

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Donald Tusk s'est dit «absolument sûr» que le projet de traité organisant le Brexit serait «accepté» par les 27 Etats restant dans l'UE après le départ du Royaume-Uni. Ce projet a été présenté mercredi par la Commission européenne.

«Je suis absolument sûr que tous les éléments essentiels du projet seront acceptés par tous», a affirmé jeudi M. Tusk lors d'un discours devant l'association des patrons européens BusinessEurope.

Ce projet de traité, présenté mercredi par le négociateur en chef de la Commission Michel Barnier, traduit en langage juridique les multiples aspects du départ britannique, programmé pour le 30 mars 2019, sur l'Irlande du Nord, la période de transition, la facture du divorce ou les droits des expatriés.

Ce texte contient des dispositions ayant déjà fait l'objet de compromis entre Londres et Bruxelles. Mais faute d'accord entre les deux parties, d'autres ne reflètent pour l'heure qu'une position de l'UE.

Déjeuner avec May

M. Tusk, qui a qualifié le Brexit de «grande question, qui pèse sur tout» le reste, doit se rendre à Londres dans la journée pour y déjeuner avec la Première ministre britannique Theresa May.

Cette rencontre doit permettre de préparer le sommet européen des 22 et 23 mars à Bruxelles au cours duquel les 27 adopteront leur position de négociation sur la future relation avec Londres.

«Récemment, Londres a définitivement confirmé ses lignes rouges, c'est-à-dire pas d'Union douanière, ni de marché unique», a rappelé M. Tusk jeudi.

Frontière «dure» en Irlande

«Nous entendons ses lignes rouges sans enthousiasme, ni satisfaction. Mais nous devons les traiter sérieusement, avec toutes leurs conséquences. Et une des conséquences négatives possibles de ce type de Brexit est une frontière 'dure' sur l'île d'Irlande», a-t-il prévenu.

La question de l'Irlande est un des points les plus sensibles des négociations. L'UE a prévu un dispositif au cas où les propositions britanniques - qu'elle attend toujours - ne suffiraient pas pour éviter le retour d'une frontière physique «dure» entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande.

Il est prévu que soit mis en place dans ce cas de figure «un espace réglementaire incluant l'Union et le Royaume-Uni», «sans frontières intérieures» et où la libre circulation des biens serait assurée.

Mme May a déjà prévenu qu'elle n'accepterait «jamais» ces dispositions. «Dans quelques heures, je demanderai à Londres si le gouvernement britannique à une meilleure idée», a répondu M. Tusk. (ats/nxp)

Créé: 01.03.2018, 11h19

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