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L’UE projette de taxer les pays refusant les réfugiés

Bruxelles fait pression. Les Etats qui ne veulent pas héberger de réfugiés selon un quota théorique seront mis à l’amende.

Photo d'illustration
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Keystone

Que faire devant les réticences des Etats membres qui refusent d’accueillir des réfugiés? Après l’échec de la répartition de 160 000 Syriens entre les différents pays de l’UE, selon un système de quotas, la Commission européenne vient d’inventer un nouveau mécanisme présenté mercredi: qui refuse d’héberger sa part de réfugiés, sur la base d’un quota théorique, devrait payer une «taxe de solidarité» de 250 000 euros par réfugié non admis. Ces montants alimenteraient un fonds permettant de financer l’aide que devra apporter un autre Etat à cette personne. Autant dire un moyen de faire pression sur les pays qui refusent de se montrer solidaires. Mais ce faisant, on avalise aussi l’idée qu’un Etat puisse être un «abstinent payeur» en matière d’asile… Depuis des mois, les règles du Traité de Dublin, qui stipulent que les demandes d’asile sont traitées par le premier pays d’entrée, montrent leurs limites, la Grèce et l’Italie réclamant à hauts cris plus de solidarité européenne, tandis que les migrants cherchent tous à poursuivre leur route vers le nord de l’Europe.

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