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EuropeUkraine: retrait de troupes et espoir de paix

Les deux camps doivent procéder à un troisième retrait de troupes vendredi. A la clé: la tenue d'un sommet quadripartite pour faire la paix.

Kiev et les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont procédé jeudi à un nouvel échange d'une trentaine de prisonniers. (Vendredi 17 avril 2020)
Kiev et les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine ont procédé jeudi à un nouvel échange d'une trentaine de prisonniers. (Vendredi 17 avril 2020)
AFP
Depuis l'élection de Volodymyr Zelensky (à gauche) à la tête de l'Ukraine, les tensions avec la Russie de Vladimir Poutine (à droite) s'apaisent quelque peu. (Photo d'archives)
Depuis l'élection de Volodymyr Zelensky (à gauche) à la tête de l'Ukraine, les tensions avec la Russie de Vladimir Poutine (à droite) s'apaisent quelque peu. (Photo d'archives)
AFP
Le Fonds monétaire international et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire. L'arrangement pourrait permettre à ce pays en proie à un conflit dans sa partie orientale et à d'énormes difficultés économiques de recevoir une nouvelle aide au premier semestre. (Dimanche 5 mars 2017)
Le Fonds monétaire international et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire. L'arrangement pourrait permettre à ce pays en proie à un conflit dans sa partie orientale et à d'énormes difficultés économiques de recevoir une nouvelle aide au premier semestre. (Dimanche 5 mars 2017)
Keystone
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L'Ukraine et les séparatistes prorusses doivent procéder vendredi à la troisième étape d'un retrait de leurs troupes sur le front dans l'est du pays, une opération censée permettre un sommet de paix avec Moscou.

Si aucune violation de trêve dans cette zone n'a lieu dans les prochaines heures, le recul des forces des deux camps commencera vers 12H00 locales (même heure en Suisse) dans la région de Donetsk, entre les villages de Petrivské (côté séparatiste) et de Bogdanivka (zone contrôlée par Kiev), a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire, ukrainien Andriï Agueïev.

Signe de tension persistante, un soldat ukrainien a été tué jeudi par des tirs ennemis dans un autre secteur de la région de Donetsk, a indiqué à l'AFP le service de presse militaire ukrainien.

Sommet quadripartite en vue

Deux autres reculs des troupes de la ligne de front ont eu lieu, l'un en juin, l'autre en octobre. Le retrait prévu vendredi constituerait «la dernière précondition pour l'organisation du sommet quadripartite» entre les présidents ukrainien et russe avec la médiation de la France et de l'Allemagne, a pour sa part assuré cette semaine le chef de la diplomatie ukrainienne, Vadym Prystaïko.

Ce dernier espère que cette rencontre de Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Angela Merkel pourrait avoir lieu en novembre à Paris. Il s'agirait de la première rencontre à ce niveau depuis 2016.

La tenue d'un tel sommet a déjà été maintes fois prédite ces dernières semaines sans jamais se concrétiser, notamment parce que les retraits organisés des forces dans l'Est de l'Ukraine ont échoué à plusieurs reprises. Le dernier échec remonte à lundi. Or il s'agit là d'une des conditions du Kremlin pour accepter la tenue d'un sommet censé débloquer le processus de paix en Ukraine.

Tir de fusée lumineuse

Sur le terrain, les belligérants sont censés d'abord confirmer vendredi leur volonté de retrait par le tir d'une fusée lumineuse, avant de reculer leurs positions d'un kilomètre, explique Kiev.

Des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) vont superviser ce désengagement, qui pourrait s'étaler sur plusieurs jours. Si ce troisième retrait se confirmait, un recul sur l'ensemble de la ligne de front, longue de plus de 400 kilomètres, pourrait être envisagé.

Entamé sous l'impulsion du nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, en poste depuis mai, ce désengagement suscite beaucoup d'inquiétude en Ukraine, auprès notamment des nationalistes ukrainiens et d'anciens combattants qui l'accusent de «capituler» face au Kremlin.

Depuis le succès d'un important échange de prisonniers en septembre, Volodymyr Zelensky ne cesse d'appeler à un sommet, espérant une percée pour arriver à un règlement du conflit avec les séparatistes prorusses.

Près de 13'000 morts

Cette guerre a fait près de 13'000 morts depuis son déclenchement il y a cinq ans, un mois après l'annexion par Moscou de la péninsule de Crimée.

La Russie s'est dite favorable à l'organisation d'un nouveau sommet quadripartite, mais a refusé de s'engager sur un calendrier. «Nous souhaitons avoir un sommet le plus rapidement possible, mais en même temps nous considérons qu'il doit être bien préparé», a ainsi déclaré mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a notamment estimé qu'il était «trop tôt pour parler» de dates car «beaucoup de questions» restaient en suspens.

Ukrainiens et Occidentaux accusent Moscou de soutenir financièrement et militairement les séparatistes de l'est de l'Ukraine, ce que la Russie dément.

AFP

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