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SyrieUSA et Russie prêts à de nouvelles discussions

Les deux pays, qui sont engagés dans des opérations militaires en Syrie, ont annoncé être prêts à s'entendre sur l'espace aérien.

La poignée de mains devenue célèbre entre Vladimir Poutine et Barack Obama lors du sommet de l'ONU.
La poignée de mains devenue célèbre entre Vladimir Poutine et Barack Obama lors du sommet de l'ONU.
Keystone

La Russie et les Etats-Unis sont prêts à reprendre des discussions sur la sûreté de l'espace aérien en Syrie, où les deux pays sont engagés dans des opérations militaires distinctes, a affirmé vendredi le porte-parole du Pentagone.

«Le ministère (américain) de la Défense a reçu une réponse formelle du ministère russe de la Défense à qui il avait formulé une proposition pour garantir la sûreté des opérations aériennes en Syrie», a annoncé le porte-parole Peter Cook.

«Les responsables du Pentagone sont en train d'examiner cette réponse et des négociations pourraient avoir lieu dès ce week-end», a-t-il ajouté

Un changement de donne

Cette problématique de sûreté de l'espace aérien est apparue avec l'entrée de la Russie dans le conflit syrien le 30 septembre. Les Etats-Unis sont eux à la tête d'une coalition antijihadistes qui mène des bombardements en Syrie depuis septembre 2014.

Au lendemain des premières frappes russes, de hauts responsables civils et militaires américains s'étaient entretenus par vidéo-conférence avec leurs homologues russes sur les moyens d'éviter des incidents entre les aviations des deux pays.

Il avait évoqué des questions comme les fréquences radio qu'utiliseraient les avions pour communiquer «en cas de détresse», ou encore de la langue à utiliser pendant des échanges d'appareil à appareil.

«Deconfliction»

Les Américains utilisent le mot «deconfliction» pour qualifier ce type d'échanges. Ce terme peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d'opération.

Le Pentagone avait ensuite critiqué Moscou, affirmant que la Russie ne répondait pas assez rapidement aux propositions formulées par Washington à la suite de ces premiers échanges.

AFP

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