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Le vice-président Pence se rend au Proche-Orient

Après la décision choc de Donald Trump sur Jérusalem, son vice-président Mike Pence est parti vendredi pour le Proche-Orient.

En 1897, le journaliste et écrivain Theodor Herzl réunit à Bâle le premier congrès sioniste qui aspire à créer, pour le peuple juif, un foyer en Palestine garanti par le droit public. Du côté arabe, après des protestations de notables de Jérusalem, les premières organisations politiques sont créées en 1911 à Haïfa et à Jaffa pour lutter contre le sionisme.
En 1897, le journaliste et écrivain Theodor Herzl réunit à Bâle le premier congrès sioniste qui aspire à créer, pour le peuple juif, un foyer en Palestine garanti par le droit public. Du côté arabe, après des protestations de notables de Jérusalem, les premières organisations politiques sont créées en 1911 à Haïfa et à Jaffa pour lutter contre le sionisme.
Keystone
Il y a 100 ans, la déclaration Balfour a ouvert la voie à la création de l'Etat d'Israël.Le 2 novembre 1917, ce texte signé par le chef de la diplomatie britannique Arthur Balfour affirme que «le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif».
Il y a 100 ans, la déclaration Balfour a ouvert la voie à la création de l'Etat d'Israël.Le 2 novembre 1917, ce texte signé par le chef de la diplomatie britannique Arthur Balfour affirme que «le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif».
AFP
Pour le président palestinien  Mahmoud Abbas, la décision de Donald Trump «ne change rien à la réalité de Jérusalem... ville palestinienne arabe chrétienne et musulmane».  (Mercredi 6 décembre 2017)
Pour le président palestinien Mahmoud Abbas, la décision de Donald Trump «ne change rien à la réalité de Jérusalem... ville palestinienne arabe chrétienne et musulmane». (Mercredi 6 décembre 2017)
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Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence est parti vendredi soir pour le Proche-Orient où il doit rencontrer les dirigeants égyptiens, jordaniens et israéliens mais pas les Palestiniens, qui ne décolèrent pas depuis la décision choc de Donald Trump sur Jérusalem.

Mike Pence, accompagné notamment de son épouse Karen, s'est envolé en début de soirée de la base aérienne d'Andrews en banlieue de Washington. La mini-tournée a été maintenue malgré le risque de «shutdown», une fermeture partielle des administrations fédérales qui prendra effet si le Congrès ne parvient pas à trouver vendredi un accord budgétaire provisoire. «Les rencontres du vice-président avec les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et d'Israël font partie intégrante de la sécurité nationale de l'Amérique», a justifié sa porte-parole Alyssa Farah à l'AFP.

Le voyage, initialement prévu fin décembre, avait été reporté sur fond de vives tensions nées de la décision unilatérale du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Tollé général

L'annonce du 6 décembre rompt avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus de la communauté internationale. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé général et la colère des Palestiniens, qui entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Même si la décision américaine laisse la porte ouverte à une telle possibilité dans le cadre de négociations israélo-palestiniennes, les dirigeants palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient plus prétendre à un rôle de médiateur dans le processus de paix, que Donald Trump rêvait de relancer mais qui s'avère plus moribond que jamais. Les relations ont encore été aggravées par la décision des Etats-Unis, cette semaine, de «geler» plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens. Mike Pence ne rencontrera donc pas le président palestinien Mahmoud Abbas, contrairement à ce qui était initialement prévu en décembre.

Donald Trump a aussi annoncé le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis, depuis Tel Aviv où se trouvent généralement les missions diplomatiques étrangères. Mais l'administration avait affirmé qu'un tel déménagement prendrait plusieurs années, le temps de trouver un emplacement adéquat et de construire le bâtiment.

La question du transfert

Ces derniers jours, les spéculations sur une accélération du processus se sont toutefois multipliées. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que le transfert interviendrait «d'ici un an». Et plusieurs médias américains ont évoqué la possibilité d'un bâtiment provisoire, ou rapporté que l'ambassade s'installerait fin 2019 dans des locaux du consulat des Etats-Unis à Jérusalem-Ouest.

Un responsable du département d'Etat américain a assuré vendredi que le chef de la diplomatie Rex Tillerson n'avait pas encore pris de décision sur la possibilité «d'avoir une installation provisoire qui respecte toutes les normes de sécurité».

Attendu samedi au Caire, où il doit rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mike Pence doit ensuite se rendre à Amman pour un tête-à-tête avec le roi Abdallah II.

Il doit aller en Israël lundi et mardi pour discuter avec Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin. Au-delà d'un discours devant la Knesset, il doit également se rendre au Mur des Lamentations et au mémorial de l'Holocauste Yad Vashem.

(AFP)

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