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ConflitLes violences reprennent de plus belle en Ukraine

Au moins 24 personnes ont péri ces dernières 24 heures dans l'est du pays. L'Union européenne dénonce la plus grave violation du cessez-le-feu depuis février

Kiev doit chercher à convaincre la Cour internationale de Justice lundi que Moscou soutient le «terrorisme». (Lundi 5 mars 2017)
Kiev doit chercher à convaincre la Cour internationale de Justice lundi que Moscou soutient le «terrorisme». (Lundi 5 mars 2017)
Keystone
Le FMI et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire pour verser une nouvelle aide à ce pays en proie à la crise et à la violence. (Samedi 4 mars 2017)
Le FMI et l'Ukraine sont parvenus à un accord préliminaire pour verser une nouvelle aide à ce pays en proie à la crise et à la violence. (Samedi 4 mars 2017)
Keystone
A firefighter clears debris in Avdiivka after heavy shelling by pro-Russian rebels on February 25, 2017.Sixteen Ukrainian soldiers were wounded within a 24-hour period in clashes with pro-Russian rebels in the conflict-torn east, despite a fresh truce struck last week, the army said. / AFP PHOTO / ANATOLII STEPANOV
A firefighter clears debris in Avdiivka after heavy shelling by pro-Russian rebels on February 25, 2017.Sixteen Ukrainian soldiers were wounded within a 24-hour period in clashes with pro-Russian rebels in the conflict-torn east, despite a fresh truce struck last week, the army said. / AFP PHOTO / ANATOLII STEPANOV
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L'Union européenne a dénoncé jeudi l'«escalade» des combats la veille dans l'est de l'Ukraine, estimant qu'il s'agit de «la plus grave violation» du cessez-le-feu instauré en février, qui risque d'enclencher «une nouvelle spirale de violences».

«Les violents combats autour de Mariinka, près de Donestk dans l'est de l'Ukraine hier, constituent la plus grave violation du cessez-le-feu (...) depuis février», a dit une porte-parole du service diplomatique de l'UE. «L'escalade d'hier a suivi le mouvement d'une grande quantité d'armes lourdes vers la ligne de contact par les séparatistes» prorusses qui a été rapporté dans la nuit par les observateurs de l'OSCE, a-t-elle souligné.

Au moins 24 personnes tuées

Les hostilités reprennent de l'ampleur dans l'est de l'Ukraine. Au moins 24 personnes, en majorité des séparatistes, ont péri depuis mercredi 3 juin. Le président ukrainien Petro Porochenko évoque la menace «gigantesque» que représentent les attaques des rebelles prorusses. Moscou, de son côté, brandit la menace de la fin de la trêve.

Dans son discours annuel devant le Parlement à Kiev, Petro Porochenko a prévenu jeudi matin que la menace d'une reprise à grande échelle des attaques des rebelles prorusses demeure «gigantesque» dans l'est de l'Ukraine.

Le président ukrainien a également déclaré que plus de 9000 soldats russes se trouvaient actuellement dans son pays. Il a ajouté que l'armée ukrainienne devait se préparer à défendre le pays contre «une invasion généralisée» le long de sa frontière avec la Russie.

Offensive majeure

Kiev affirme que les rebelles prorusses ont lancé une «nouvelle offensive majeure» dans l'est du pays. Le nouveau bilan des hostilités a été annoncé jeudi tant par les autorités ukrainiennes que du côté des rebelles.

Selon un représentant de la République populaire autoproclamée de Donetsk, Edouard Bassourine, cité par l'agence officielle des séparatistes, 14 rebelles et cinq civils ont été tués ces dernières 24 heures. De son côté, Iouri Birioukov, un proche conseiller du président Porochenko, a fait état sur sa page Facebook de cinq soldats tués.

Kiev a accusé les séparatistes prorusses d'avoir déclenché cette offensive avec plus de 10 chars et 1000 hommes contre les positions loyalistes à Maryinka, mercredi à l'aube. Les rebelles nient ces accusations, mais ont confirmé des combats près de cette localité.

L'OSCE confirme les mouvements

Dans un rapport publié mercredi soir, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a indiqué avoir observé le «mouvement d'un grand nombre d'armes lourdes dans les territoires contrôlés par la République populaire de Donetsk, généralement vers l'ouest de la ligne de front, près de Maryinka, avant et durant les combats».

L'OSCE, dont la mission est d'observer les événements dans l'est de l'Ukraine, a précisé avoir vu huit véhicules blindés se diriger vers l'ouest, dont quatre chars. Les observateurs internationaux ont également vu un camion militaire transportant une pièce d'artillerie de calibre 122 millimètres et une colonne d'infanterie.

Basée à Donetsk, la mission de l'OSCE a de plus rapporté avoir entendu environ 100 tirs d'artillerie sortants, entre 06h30 et 06h40 mercredi. Ceux-ci étaient lancés depuis une zone située entre un et cinq kilomètres de Donetsk.

Les observateurs ont enfin entendu des tirs sortants de lance-roquettes multiples Grad. Ces tirs se sont poursuivis par la suite et des tirs entrants ont ensuite également été entendus. «Le calme était revenu dans la soirée» de mercredi, a précisé l'OSCE.

Lavrov donne de la voix

Face à ces développements, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a donné de la voix jeudi. Le processus de paix dans l'est de l'Ukraine risque de «voler en éclats» à cause des actes de Kiev, a-t-il accusé ouvertement.

M. Lavrov a déploré la «grave crise intérieure en Ukraine», selon des propos exprimés lors d'une conférence sur la sécurité à Moscou, cités par l'agence de presse russe Interfax.

Il s'agit des plus importants affrontements depuis la reprise par les rebelles du noeud ferroviaire stratégique de Debaltseve, à mi-chemin des bastions séparatistes de Donetsk et de Lougansk, fin février.

Kiev et l'Occident reprochent au Kremlin de soutenir et d'armer les séparatistes prorusses, ce que Moscou nie catégoriquement. Le dernier cessez-le-feu est entré en vigueur le 15 février après la signature des accords de paix de Minsk 2, mais il reste très fragile.

ats

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