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Erdogan va finalement rencontrer Pence

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a essayé d'éviter de rencontrer le vice-président américain Mike Pence, s'est finalement résolu à un tête-à-tête.

Alors que le conflit a démarré il y a 9 ans, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer est en Syrie afin d'évaluer comment améliorer la réponse face aux besoins «énormes» qui affectent la population. (Mardi 11 mars 2020)
Alors que le conflit a démarré il y a 9 ans, le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer est en Syrie afin d'évaluer comment améliorer la réponse face aux besoins «énormes» qui affectent la population. (Mardi 11 mars 2020)
Keystone
Après l'accord entre la Russie et la Turquie jeudi, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi. Un calme «relatif» règne à Idleb. (5 mars 2020)
Après l'accord entre la Russie et la Turquie jeudi, un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi. Un calme «relatif» règne à Idleb. (5 mars 2020)
AFP
Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, sont en formation lors de manœuvres militaires en vue d'une incursion turque prévue visant des combattants kurdes syriens, près de la ville d'Azaz. (7 octobre 2019)
Des forces de l'Armée syrienne libre, soutenues par la Turquie, sont en formation lors de manœuvres militaires en vue d'une incursion turque prévue visant des combattants kurdes syriens, près de la ville d'Azaz. (7 octobre 2019)
Keystone
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan va bien rencontrer jeudi le vice-président américain Mike Pence dépêché par Donald Trump pour arracher un cessez-le-feu sur la Syrie, a affirmé mercredi la présidence turque.

M. Erdogan, qui avait déclaré à la chaîne Sky News que M. Pence et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ne seraient reçus que par leurs homologues turcs, «prévoit bel et bien de rencontrer la délégation américaine», a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, sur Twitter.

A Sky News, M. Erdogan avait affirmé qu'il ne s'entretiendrait qu'avec M. Trump, s'il venait. M. Altun a également publié sur Twitter une courte vidéo où M. Erdogan affirme à des médias turcs qu'il rencontrera M. Pence et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, également du voyage. L'objectif affiché de cette délégation dépêchée par M. Trump est de convaincre Ankara de déclarer un cessez-le-feu en Syrie.

Le président turc fixe ses conditions

La Turquie a lancé la semaine dernière une offensive dans le nord de la Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais qualifiée de «terroriste» par Ankara.

M. Erdogan a exclu mercredi toute négociation avec les YPG et a sommé les combattants kurdes de déposer leurs armes et de se retirer de leurs positions à la frontière turque.

«Notre proposition est la suivante: tout de suite, ce soir, que tous les terroristes déposent leurs armes et leurs équipements, détruisent toutes leurs fortifications et se retirent de la zone de sécurité que nous avons fixée», a déclaré Erdogan.

«Lorsque ce que nous avons décrit sera fait, de Minbej à la frontière irakienne, alors notre opération Source de Paix , qui ne vise que les terroristes, se terminera d'elle-même», a-t-il poursuivi.

120 km déjà conquis

De violents combats opposaient mercredi l'armée du régime syrien et les forces kurdes aux rebelles proturcs dans le nord de la Syrie en guerre, a rapporté une ONG. La Turquie a lancé dans cette région une offensive contre une milice kurde syrienne à sa frontière.

Pour contrer la progression des troupes turques, les forces kurdes, lâchées par Washington, ont appelé l'armée de Bachar el-Assad à se déployer dans certains secteurs du nord, notamment à Minbej et à Aïn Issa, situés à une trentaine de kilomètres de la frontière.

Depuis le lancement de leur offensive il y a une semaine, l'armée turque et ses supplétifs syriens - anciens combattants rebelles qui luttaient autrefois pour la chute du régime - ont déjà conquis une bande de territoire à la frontière s'étalant sur environ 120 kilomètres.

Violents affrontements

Mercredi, de «violents affrontements» au nord-est d'Aïn Issa opposaient l'armée syrienne et les forces kurdes aux rebelles proturcs, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces combats se déroulaient près de l'autoroute stratégique M4, dans des secteurs séparant les territoires sous contrôle des forces kurdes de zones récemment conquises par les supplétifs syriens d'Ankara, a précisé l'OSDH.

Le régime et les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les forces kurdes, combattent «ensemble», a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Mardi soir, deux soldats du régime syrien ont été tués aux abords d'Aïn Issa dans des tirs d'artillerie des rebelles proturcs, selon l'OSDH. La veille déjà, un soldat de l'armée syrienne avait été tué dans des tirs similaires près de Minbej, selon la même source.

La Russie contre les combats

Grand allié du régime de Bachar el-Assad, la Russie a souligné qu'elle ne permettrait pas des combats entre les armées turque et syrienne. De tels combats «ne sont dans l'intérêt de personne et seraient inacceptables», a déclaré l'émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev. «Nous ne laisserons pas (les choses) en arriver là.»

Les combats entre forces kurdes et les rebelles proturcs se concentrent surtout à la frontière, aux abords de la ville de Ras al-Aïn, d'après l'OSDH. Durant la nuit, les raids de l'aviation turque et l'artillerie ont visé la ville tenue par les forces kurdes, selon la même source.

(ats)

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