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FranceVitesse limitée à 80 km/h sur les routes secondaires

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mardi de nouvelles mesures pour réduire la mortalité sur les routes.

Le permis de conduire sera «retenu» en cas d'infraction commise avec un téléphone en main.
Le permis de conduire sera «retenu» en cas d'infraction commise avec un téléphone en main.
AFP

«Impopulaire mais nécessaire»: le gouvernement français a annoncé mardi l'abaissement de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse autorisée sur les routes secondaires à double sens, une mesure contestée mais qu'il juge indispensable pour endiguer la hausse de la mortalité routière.

Cette limitation, une des plus basses en Europe, «pourrait sauver de l'ordre d'une vie par jour», a lancé le Premier ministre Édouard Philippe qui avait déjà dit dimanche «accepter d'être impopulaire» si c'était la condition pour sauver des vies.

Un sondage Harris Interactive publié mardi montre que près de six Français sur dix (59%) sont opposés à la mesure.

Permis «retenu»

Au sein des 28 pays de l'UE, seule la Suède affiche une limitation plus stricte, de 70 km/h, la Finlande autorisant 80 km/h hors ville et autoroutes. Ailleurs, 90 km/h restent de mise, voire jusqu'à 100 km/h.

Autre mesure annoncée par Edouard Philippe: le permis de conduire sera «retenu» en cas d'infraction commise avec un téléphone en main. Impliqué dans un accident mortel sur dix en 2016, le téléphone au volant est «un élément de risque considérable supplémentaire», a-t-il souligné.

C'est à partir du 1er juillet que la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (terre-plein, barrière) sera abaissée à 80 km/h. Environ 400'000 kilomètres de routes sont concernés.

Evaluations des mesures

Exception à cette mesure, les portions de routes de deux fois deux voies sans séparateur central resteront limitées à 90 km/h, a précisé le chef du gouvernement français en clôture d'un Conseil interministériel de sécurité routière. Il a également indiqué qu'une «clause de rendez-vous au 1er juillet 2020» permettrait d'évaluer les effets de la mesure.

Le gouvernement entend faire reculer le nombre de morts sur les routes, reparti à la hausse (3.477 tués en 2016) depuis le plus bas historique de 2013 (3.268). La France n'a plus connu hausse aussi durable depuis 1972.

Les routes à double sens hors agglomération ont en 2016 concentré 55% des accidents mortels (soit 1.911 tués).

«Si chaque jour on sauve une vie, en baissant de 10 km/h la vitesse, en mettant 45 secondes de plus faire un trajet de 10 km, je serai assez fier d'être au côté d'Edouard Philippe», avait affirmé mardi Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche, mouvement du président Macron.

Mesure jugée «répressive»

Cette mesure est prônée depuis plusieurs années par des associations de sécurité routière. Les associations d'automobilistes et de motards, en revanche, contestent son efficacité. «Il n'y a pas de raison de toucher à la vitesse, les véhicules s'améliorent, la qualité des routes aussi», peste le président de 40 millions d'automobilistes, Daniel Qero, qui y voit «une mesure répressive de plus».

Le parti d'extrême droite Front national a, lui, annoncé qu'il lançait une pétition contre cette mesure qui va «encore impacter les classes moyennes», selon son porte-parole, Christophe Chenu.

AFP

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