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Etats-UnisWashington appelle l'Iran à renoncer à ses fusées

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a conseillé à Téhéran de renoncer à des tirs de fusées du programme spatial iranien, à la technologie trop proche des missiles balistiques.

Mike Pompeo a lancé un «avertissement au régime iranien».
Mike Pompeo a lancé un «avertissement au régime iranien».
Keystone

Les Etats-Unis ont appelé jeudi l'Iran à renoncer à des tirs de fusées prévus dans le cadre du programme spatial iranien, jugeant qu'il s'agirait d'une «provocation».

«Le ministère de la Défense du régime iranien a annoncé publiquement son intention de lancer trois lanceurs spatiaux dans les prochains mois. De telles actions démontreraient une fois de plus que l'Iran défie la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui appelle le régime iranien à ne mener aucune activité liée à des missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires», a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

«Nous conseillons au régime de renoncer à ces tirs provocateurs et à cesser toutes les activités liées à des missiles balistiques afin d'échapper à un isolement économique et diplomatique encore plus fort», a-t-il ajouté, dans un communiqué intitulé «avertissement au régime iranien».

Satellites locaux

Le vice-ministre iranien de la Défense Ghassem Taghizadeh avait annoncé le 29 novembre que l'Iran lancerait «dans l'espace trois satellites dans les prochains mois».

«Ces satellites ont été construits grâce au savoir-faire local et seront positionnés à diverses altitudes», avait-il dit, selon des propos rapportés par l'agence de presse semi-officielle Isna.

Selon le secrétaire d'Etat américain, la technologie utilisée pour de tels lancements est «quasiment la même que celle utilisée pour les missiles balistiques, y compris intercontinentaux» et capables d'atteindre les Etats-Unis.

«Les Etats-Unis ne resteront pas les bras croisés pendant que les politiques destructrices du régime iranien mettent en péril la stabilité et la sécurité internationales», a-t-il prévenu, assurant que d'autres pays, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ont également fait part de leur inquiétude face aux essais balistiques iraniens.

Washington a fait de la République islamique son ennemi numéro un et a adopté des sanctions économiques draconiennes après s'être retiré en 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien jugé trop laxiste par le président Donald Trump.

AFP

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