Passer au contenu principal

Washington cherche à encourager les défections

Les Etats-Unis ont envoyé un signal en levant mardi les sanctions contre l'ancien chef espion du président Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis espèrent ainsi pousser d'autres hauts gradés de l'armée à faire défection au profit de l'opposant Juan Guaido. «Les Etats-Unis envisageront de lever les sanctions pour tous ceux qui soutiennent la Constitution et l'Etat de droit», a lancé le vice-président Mike Pence lors d'un discours à Washington.

«Comme le général Manuel Christopher Figuera, l'ancien chef du renseignement vénézuélien, qui a fait défection la semaine dernière, quittant le régime Maduro pour soutenir la Constitution vénézuélienne et l'Assemblée nationale», a-t-il ajouté. Le concernant, la levée des sanctions prend effet «immédiatement».

Il s'agit de la première confirmation officielle de cette défection du général Manuel Christopher Figuera, directeur général du Sebin, le service national de renseignement. Washington lui avait infligé des sanctions financières mi-février avec quatre autres hauts responsables proches de Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis ont reconnu depuis le début de l'année Juan Guaido, à la tête de l'Assemblée Nationale, comme président par intérim du Venezuela en lieu et place du dirigeant socialiste qu'ils veulent pousser vers la sortie. «Toutes les options sont sur la table», a redit Mike Pence.

«J'espère que les mesures que notre pays prend aujourd'hui encourageront d'autres à suivre l'exemple du général Christopher Figuera», a-t-il ajouté devant la conférence annuelle des Amériques à Washington, une semaine après un soulèvement militaire raté en faveur de Juan Guaido au Venezuela.

«Outil politique»

Alors que la Cour suprême du Venezuela a de son côté ordonné mardi l'ouverture de poursuites pénales contre six députés d'opposition à Nicolas Maduro, qui ont soutenu l'appel au soulèvement, le vice-président américain a aussi menacé ses membres de mesures punitives.

«Si la Cour suprême du Venezuela ne renoue pas avec son mandat constitutionnel, les Etats-Unis tiendront ses 25 magistrats responsables de leurs actes», a-t-il dit sans préciser sa menace. Selon lui, la haute juridiction «a sapé son mandat constitutionnel» en devenant «un outil politique» pour le régime.

L'Assemblée nationale est contrôlée par l'opposition depuis les législatives de décembre 2015. Mais, quelques semaines après le scrutin, la Cour suprême l'a déclarée en «rébellion» et a décrété ses décisions «nulles». Les députés font fi de cette décision et continuent à siéger. Créée en 2017, la Constituante est dotée de pouvoirs étendus et remplace, dans les faits, l'Assemblée nationale.

Mission humanitaire

Parallèlement, le Pentagone a annoncé mardi que le navire-hôpital américain USNS Comfort serait déployé en juin pour cinq mois dans les Caraïbes et en Amérique latine pour une «mission humanitaire d'assistance médicale en soutien aux partenaires régionaux» confrontés à la crise vénézuélienne.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.