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Les Boveresses à LausanneMontré du doigt pour avoir frappé des mains

Désigné comme le mauvais élève du déconfinement pour avoir laissé ses jeunes exprimer leur joie lors d’un match de foot surprise, le quartier est pourtant loin d’être «difficile». Reportage.

À l’extrémité nord des Boveresses, dans les plus récents des immeubles, «à l’orée de la forêt», les futurs Messi tapent dans le ballon.
À l’extrémité nord des Boveresses, dans les plus récents des immeubles, «à l’orée de la forêt», les futurs Messi tapent dans le ballon.
© Olivier Vogelsang
Devant la maison de quartier dont il est responsable, Yonathan Seibt rêve d’un sursaut des initiatives collectives chez les jeunes.
Devant la maison de quartier dont il est responsable, Yonathan Seibt rêve d’un sursaut des initiatives collectives chez les jeunes.
© Olivier Vogelsang
Pic-nic dans le parc de la maison de quartier où la vie reprend.
Pic-nic dans le parc de la maison de quartier où la vie reprend.
© Olivier Vogelsang
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Écrasé sous le soleil de midi, le terrain de foot ondoie comme une plage. Seul t-shirt blanc perdu dans tout ce vert, avec la respiration sourde et régulière des automobiles pour remplacer les vagues, un homme se prélasse, jambe repliée par-dessus l’autre, mains sous la tête. Relax. Aucun ballon ne va venir troubler sa sieste: ce terrain a la particularité de ne posséder ni goals, ni filets. Ils ont été retirés quelques jours plus tôt, quand le rectangle de gazon synthétique coincé entre l’autoroute de Lausanne-Vennes et le quartier des Boveresses a rejoint la notoriété des plus grands stades européens, le temps d’un match pirate qui a réuni jeudi 21 mai plusieurs centaines de jeunes en liesse et fait converger sur lui toutes les indignations au temps du coronavirus.

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