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Fin d’année à haut risqueMoscou fête le réveillon malgré la flambée de Covid

Les chiffres de la surmortalité s’envolent en Russie, trois fois plus élevés que le bilan officiel. Mais, comme dans le reste du pays, la capitale n’a adopté des restrictions que minimales.

Des patineurs sur la place Rouge, à Moscou, début décembre.
Des patineurs sur la place Rouge, à Moscou, début décembre.
AFP

À Moscou, le coronavirus ne bousculera guère le réveillon. «Au diable virus, masques et chiffres! On fera la fête…» s’exclame Piotr, la trentaine enthousiaste. Depuis septembre, comme de nombreux Moscovites, il s’est remis au télétravail et porte le masque dans les lieux clos. Mais, alors que la deuxième vague de Covid bat son plein dans la capitale russe avec chaque jour jusqu’à 8000 nouveaux cas et plus de 75 morts, les autorités n’ont presque pas imposé de restrictions sanitaires.

Pas de limitation des déplacements en ville ni des rassemblements autour de la table. Pas de couvre-feu. Les marchés de Noël ont été supprimés, mais tous les magasins sont restés ouverts. Quant aux restaurants, cafés, boîtes de nuit, ils n’ont qu’une seule limite, la fermeture de 23 heures à 6heures. Un compromis a été trouvé pour les lieux culturels: les théâtres peuvent accueillir 25% de leur capacité.

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