Musique choraleL’«Oratorio de Noël», hymne de l’Avent
À Lausanne, Genève et Martigny, Diego Fasolis dirige l’OCL et l’EVL dans de larges extraits du chef-d’œuvre de Bach.

«Jubilez, chantez d’allégresse! Louez ces jours merveilleux!» L’ouverture spectaculaire de l’«Oratorio de Noël» de Jean-Sébastien Bach, c’est vraiment «Roulez timbales! Sonnez trompettes!», fanfare céleste pour propager la nouvelle de la naissance de Jésus, cascade de notes matérialisant cette descente de la force divine du ciel vers la terre. Sur un rythme entraînant, le chœur met toute son énergie pour marquer sa joie.
Ce véritable hymne de la période de l’Avent revient chaque année au programme des chorales, mais l’occasion d’entendre de larges extraits de ce chef-d’œuvre avec des chanteurs professionnels n’est pas si courante. L’Orchestre de chambre de Lausanne, l’Ensemble vocal de Lausanne et quatre solistes de premier plan seront placés sous la direction de Diego Fasolis à trois reprises cette semaine, à Lausanne mercredi 6 décembre, à Genève jeudi 7 et à Martigny vendredi 8.
L’«Oratorio de Noël» est formé de six cantates qui ont été jouées à Leipzig pour les six jours de la fête du temps de Noël 1734-1735 (25, 26, 27 décembre, 1ᵉʳ, 2 et 6 janvier). Pour ce vaste ensemble, Bach ne composa pratiquement aucune musique originale, puisant dans des chœurs d’ouverture et des arias de ses œuvres profanes et sacrées assez récentes. Comme le cycle dépasse l’envergure d’un seul concert, l’EVL et l’OCL ont concentré leurs efforts sur les parties 1, 2, 3 (de la naissance de Jésus jusqu’à l’adoration des bergers) et 6 (Épiphanie).
Le Bach de Lugano
Lors de son récent passage à l’Opéra de Lausanne pour diriger «Norma» de Bellini, Diego Fasolis nous avait confié à demi-mot son désir de poser petit à petit la baguette. Ce qui rend d’autant plus précieuse sa venue. Avec près de 600 nouveaux programmes en trente ans de direction musicale à la Radiotélévision suisse italienne et à la tête de son ensemble I Barocchisti, le chef tessinois a amplement mérité son surnom de «Bach de Lugano».
«Il s’agit sans doute de l’une des œuvres les plus grandioses, fascinantes et émouvantes jamais conçues par l’esprit humain.»
Diriger Bach dans des conditions de rêve se refuse dès lors difficilement. Comme l’exprime Diego Fasolis dans le programme du concert: «Peu d’œuvres peuvent se mesurer à l’«Oratorio de Noël». Il s’agit sans doute de l’une des œuvres les plus grandioses, fascinantes et émouvantes jamais conçues par l’esprit humain, exécutée par des personnes enthousiastes. Mais surtout, notre concert est porteur d’espoir et de confiance, car capable de dégager une énergie messianique dont le monde a cruellement besoin. Être ensemble, en paix à travers l’art.»
Lausanne, Théâtre de Beaulieu, me 6 déc. (19 h 30)
Genève, Victoria Hall, je 7 déc. (19 h 30)
Martigny, Fondation Gianadda, ve 8 (17 h)
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