On achève mal le classique (2/7)Du piano mozartien au final trafiqué
La célèbre et incomplète «Fantaisie en ré mineur K. 397» est une perle que tout pianiste se doit de malaxer un jour.

La vie de Mozart aligne des montagnes émotionnelles à peine croyables. Prenons une tranche de son existence, celle qui va de la fin de 1780 à la première moitié de 1782. Dans ce laps de temps, le voilà tout d’abord à Munich, où il compose quatre mois durant son «Idomeneo, re di Creta», commande passée par l’électeur de Bavière. En janvier 1781, à l’heure de sa création, le public lui fait un triomphe, mais le génie doit boucler ses valises et retourner chez son employeur attitré, à Vienne, où entre-temps Joseph II a succédé à Marie-Thérèse. En Autriche, il est traité tel le dernier des laquais, écrasé par l’oppressant archevêque Colloredo. Les mois qui suivent sont difficiles, mais Mozart garde intacte sa foi artistique.












