Ne faites pas de cadeau de Noël aux escrocs du net
Quelques conseils pour ne pas se faire avoir durant la période des fêtes, propice aux achats et ventes sur les sites de petites annonces.

Pour les escrocs d'Internet, en décembre, c'est deux fois Noël. La mise en vente des cadeaux reçus à double ou qui ne plaisent pas sur les sites de petites annonces leur offre en effet de belles opportunités. «Méfiez-vous des trop belles affaires», rappelle donc la police cantonale dans un communiqué.
Les nouveaux utilisateurs, les jeunes et les personnes âgées sont les cibles les plus faciles à atteindre. Mais quelques conseils, applicables toute l'année du reste, permettent de ne pas se faire avoir. «De manière générale, privilégiez le contact personnel et le paiement de main à main», conseille la porte-parole, Florence Maillard.
«De manière générale, privilégiez le contact personnel et le paiement de main à main»
Dans l'impossibilité de procéder ainsi, quelques vérifications peuvent suffire à déjouer une arnaque. La première, en cas d'achat, est de comparer le prix demandé à d'autres offres en ligne. Est-il crédible? La seconde est de vérifier si l'adresse donnée par son interlocuteur peut être retrouvée sur Internet. Enfin, et même si cela semble logique, il faut toujours contrôler que l'argent a vraiment été versé sur son compte avant d'envoyer la marchandise. Les mails de preuve envoyés par les acheteurs n'ont pas de valeur, les logos de banque sont trop faciles à recopier.
Différents indices peuvent aussi mettre la puce à l'oreille. La situation hors du pays d'un acheteur est un mauvais signe. «Les escrocs savent qu'ils risquent moins d'être inquiétés en opérant depuis l'étranger», rappelle la police. Les demandes de versements anticipés doivent aussi être prises comme des signaux d'alarme. «Ne payez aucune somme à l'avance à une prétendue entreprise de livraison; les escrocs utilisent ce moyen pour soutirer davantage d'argent à leurs victimes, prétendant par exemple qu'elles doivent payer des frais de douane supplémentaires.»
Si, malgré tout, l'opération tourne mal, la police conseille de contacter le poste le plus proche, où l'on vous informera sur les possibilités de porter plainte pour escroquerie. Mais elle rappelle aussi que le droit pénal ne protège pas la victime «si celle-ci aurait pu se protéger avec un minimum d'attention ou éviter l'erreur avec le minimum de prudence que l'on pouvait attendre d'elle».
Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.

















