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CoronavirusNeuchâtel prépare ses scénarios de crise

Le canton de Neuchâtel enregistre six personnes en isolement et 24 en quarantaine. Son état-major de conduite de crise (ORCCAN) sera mis en veille dès ce soir mais restera toutefois actif avec une composition restreinte.

Les EMS neuchâtelois restent vigilants et ont mis en place des procédures pour réagir rapidement en cas de Covid-19 (archives).
Les EMS neuchâtelois restent vigilants et ont mis en place des procédures pour réagir rapidement en cas de Covid-19 (archives).
KEYSTONE/LAURENT GILLIÉRON

Le canton de Neuchâtel a élaboré des scénarios avec des codes couleurs pour contrôler la progression du virus. Actuellement, six personnes sont placées en isolement et 24 sont en quarantaine dans le canton.

«Avec moins d’un cas par jour, le virus se propage actuellement de manière sporadique au niveau neuchâtelois», a déclaré vendredi à Colombier (NE) Claude-François Robert, médecin cantonal. Le dernier décès remonte au 15 mai et le canton enregistre un cas pour 500 tests.

Cette situation pourrait toutefois évoluer par une flambée (cluster) dans un EMS ou dans une boîte de nuit par exemple, par un foyer de transmission persistant et localisé dans une région ou par une reprise massive de l’épidémie. «La surveillance doit être maximale et il faut réagir rapidement, car tout va très vite avec ce virus», a ajouté le médecin cantonal.

S’il y a trois cas par jour pendant trois jours, on va changer de scénario et le niveau d’alerte suivant sera activé, a expliqué Claude-François Robert. Le code bleu passera au jaune, puis au besoin à l’orange, jusqu’au rouge où l’épidémie est exponentielle.

Si un cluster est identifié, la flambée sera contrôlée par un dépistage actif des cas, y compris asymptomatiques. Si un foyer est localisé, la zone sera mise en quarantaine, avec toutes les conséquences que cela implique.

Coût de 50 millions

Le canton va aussi réaliser une enquête de séroprévalence sur un échantillon de la population de 600 personnes. En outre, il va mener une autre enquête de séroprévalence des cas probables, qui n’avaient pas pu être testées entre mars et mai. «Cela permettra de mesurer le degré de protection de la population», a ajouté le médecin cantonal.

Vu l’évolution de la situation, l’état-major de conduite de crise (ORCCAN) sera mis en veille dès ce soir. Il restera toutefois actif avec une composition restreinte dès le mois de juillet.

Au niveau des conséquences financières de la crise, le conseiller d’État Laurent Kurth a estimé le coût à 50 millions de francs pour le canton. «C’est un pronostic à ce stade. J’ai été mandaté par le Conseil d’État pour éclaircir la situation. Cette somme ne tient pas en compte les impacts au niveau fiscal ou au niveau socio-économique», a-t-il ajouté.

(ATS/NXP)