3 trucs à savoir sur… «Douleur et gloire»

CinémaQuand Pedro Almodóvar se révèle en Antonio Banderas, il livre un mélo fulgurant. En lice vendredi pour la Palme d’or à Cannes et en simultané en salle.

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1. Le réalisateur n’ose plus croire à la Palme

Beau joueur et surtout fort de son expérience au jury du Festival de Cannes, dont Pedro Almodóvar fut membre en 1992 et président il y a deux ans, le cinéaste hispanique ne se plaint pas. «On peut survivre sans Palme d’or», dit-il. De retour sur la Croisette pour la sixième fois, il y a reçu le Prix de la mise en scène («Tout sur ma mère», 1999), du scénario («Volver», 2006). Ce cru voit une compétition lourde d’habitués, Ken Loach ou les Dardenne peuvent rêver d’un triplé historique, Terrence Malick et Quentin Tarantino d’une paire de palmes méritées à force de nager dans ces eaux.

2. Un 21e film des plus autobiographique

À 69 ans, Pedro Almodóvar, qui a juré de ne jamais écrire ses Mémoires, prend le comédien Antonio Banderas comme alter ego dans «Douleur et gloire», leur huitième film ensemble. «ll m’a fallu longtemps pour comprendre qu’Antonio était mon Mastroianni le plus légitime», a-t-il déclaré à «El Mundo», en référence à Federico Fellini. Autre évidence, Penélope Cruz, son âme sœur parmi toutes les chicas, incarne la mère du cinéaste dans ces sixièmes retrouvailles. Le film revient en effet sur la jeunesse du cinéaste dans la pauvreté à Valence, la découverte de son homosexualité à Madrid en pleine Movida, la thérapie par la création, puis l’usure de la gloire.

3. Triomphe sur ses terres

Oscarisé, césarisé, célébré à l’étranger, Almodóvar a toujours reçu un accueil beaucoup plus réservé en Espagne. «Si tu n’écris pas et ne tournes pas, tu feras quoi?» interroge une amie dans «Douleur et gloire». «Vivre, je suppose.» Ce que à quoi il s’applique avec talent. Cette chronique du cœur dépoitraillé avec une pudeur éclatante scelle en effet des retrouvailles avec la pleine inspiration. «Douleur et gloire», sorti fin mars sur ses terres, lui a aussi valu un vrai succès populaire.

Mélodrame (Esp., 112’, 14/14). Dès ve 17 en salle. (24 heures)

Créé: 15.05.2019, 14h53

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