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L’aire destinée aux Yéniches va de l'avant, malgré la méfiance

Avec 56 oppositions et une pétition de 1490 signatures, la grogne a pris de l’ampleur.

Les 2700 mètres carrés seront aménagés pour une cinquantaine de personnes si la procédure abouti.
Les 2700 mètres carrés seront aménagés pour une cinquantaine de personnes si la procédure abouti.
KEYSTONE

Le projet d’aire de passage pour les Yéniches au Mont-sur-Lausanne suscite une grogne qui s’est matérialisée par un bon nombre d’oppositions. Au terme de l’enquête publique, 56 courriers ont finalement été adressés au Service du développement territorial. C’est là aussi qu’ont abouti, ce vendredi, les quelque 1490 signatures d’une pétition en ligne s’opposant à l’aménagement de ce bout de prairie en bordure de la zone industrielle En Budron. Le chiffre n’est pas arrêté puisque la pétition continue de tourner sur internet.

«J’ai le sentiment d’un déficit démocratique. Il n’y a pas eu de consultation, pas de référendum.»

Clôturé, équipé de douches et WC, le terrain pourrait accueillir quelque quinze convois de mars à octobre. Il est destiné exclusivement aux Yéniches, des gens du voyage suisses auxquels la Confédération reconnaît un statut de minorité nationale. C’est à ce titre qu’une aire d’accueil devait être trouvée en Suisse romande. Une façon d’éviter aux Yéniches de côtoyer les autres gens du voyage, dont ils cherchent à se distinguer.

«J’ai le sentiment d’un déficit démocratique, lance l’initiateur de la pétition, au moment de sa remise à l’Administration cantonale. Il n’y a pas eu de consultation, pas de référendum.» Pour Grégoire (qui revendique l’anonymat), le financement par les contribuables vaudois et un usage exclusif de la place par les Yéniches sont les deux éléments «non négociables» à évincer de ce projet. Certain du pouvoir de la mobilisation populaire, le pétitionnaire a montré les dents en évoquant des «manifestations» possibles. Mais sa tentative d’obtenir des réponses immédiates est toutefois restée vaine: le Service du développement territorial (SDT) ne répondra que par écrit, en suivant la procédure légale.

Il en ira de même pour les oppositions. Celles-ci ne semblent pas inquiéter outre mesure le service cantonal. En effet, le terrain, déjà situé en zone constructible, est propriété de l’État. «Il est simple sur le plan technique», dit Pierre Imhof, chef du SDT. Du moment que les oppositions se basent sur d’autres critères que ceux traitant de l’aménagement du sol, elles devraient être balayées. Restera alors aux opposants la possibilité de combattre la décision devant les tribunaux. Puis viendra la demande d’un permis de construire, qui pourra lui aussi être contesté. Vu ce programme, le passage des Yéniches au Mont n’est pas pour cette année.

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