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Les amoureux se ruent encore sur les roses rouges

Saint-Valentin oblige, les habitudes persistent. En dépit des efforts des fleuristes les plus créatifs.

GettyImages

Chaque année nous gratifie d’un 14 février, comme aujourd'hui. Autrement dit d’une Saint Valentin, la fameuse fête des amoureux. Un jour de stress, plus que de liesse, pour tous les fleuristes. Même les plus épris! Dans cette branche le plus beau chiffre d’affaires d’une journée de travail se joue en effet, chaque année, le 14 février. Et avant tout avec un seul et unique spécimen : la rose rouge.

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Les chiffres sont éloquents : les ventes des artisans fleuristes et des plus gros détaillants flirtent avec les 40 millions de francs le 14 février, soit environ 5% des ventes annuelles de la branche. Ce jour-là, la moitié des fleurs écoulées sont des roses et 60% d’entre elles s’avèrent rouges. « Je garde l’impression que la majeure partie de ces achats sont le fait d’hommes s’apprêtant à offrir ces bouquets à leur compagne. Mais le spectre de la demande s’élargit : il ne les offre plus exclusivement à leur partenaire la plus intime. Ce cadeau est de plus en plus destiné à toutes les femmes qu’on apprécie », observe Urs Meier, le directeur de l’Association suisse des fleuristes (ASF).

Le moralisme consumériste n’affecte pas le succès des roses rouges le 14 février. Même si plus de la moitié de cette marchandise provient du Kenya, d’Ethiopie, de Tanzanie, d’Equateur ou de Bolivie. Foin de proximité ! «Les Pays-Bas restent évidemment l’alternative géographique. Mais celle-ci n’assure de loin pas un meilleur bilan écologique, même sans transport aérien. La production de roses en hiver et en Europe, sous serre, se révèle en effet beaucoup plus énergivore », indique Urs Meier.

Nouvelle fête dans l’agenda

Les fleuristes ne manquent pas pour autant de civisme le 14 février ou le reste de l’année. Environ 50% de leur assortiment respectent les critères du commerce équitable, selon les observations conjointes de leur lobby et de l’organisation Max Havelaar. « Et nos membres ne se satisfont guère de la vente de roses rouges. Il s’agit d’artisans créatifs. Chaque 14 février, nombre d’entre eux préféreraient démontrer leurs talents avec des compositions de fleurs printanières, aux couleurs riches et variées », témoigne le directeur de l’ASF. Renoncules et tulipes apparaissent comme les alternatives les plus volontiers évoquées par les spécialistes.

C’est néanmoins grâce aux roses rouges que le chiffre d’affaires de la Saint-Valentin rivalise toujours avec celui de la Fête des mères, suivi de celui de l’Avent et des Fêtes de Pâques. La Fête des pères ne stimule en revanche guère les affaires des fleuristes. Un nouveau concept commercial, plus prometteur, semble s’approcher de nous. « Des confrères européens élaborent en effet un projet de fête dédiée aux grands parents. Elle serait fixée au cours du mois d’octobre », indique Urs Meier.

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