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Ils auraient planifié un attentat contre «Le Matin»

Une enquête de la «SonntagsZeitung» révèle qu’un trio basé à Lausanne aurait failli s’en prendre à la rédaction du quotidien.

Image d'illustration
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Keystone

Dans une enquête autour de l’argent suisse destiné à l’État islamique, la SonntagsZeitung a mis au jour dimanche des ramifications en Suisse romande, en particulier en région lausannoise. C’est de là qu’un trio de complices revenus de combats en Syrie aurait fomenté un attentat contre la rédaction du Matin en 2015.

Selon notre confrère Kurt Pelda, auteur de plusieurs enquêtes autour des djihadistes suisses, un jeune domicilié dans un quartier populaire de Bellevaux, parti en Syrie en 2013, serait revenu en Suisse en 2015. Avec deux camarades, il se serait procuré des armes en vue d’attaquer la rédaction lausannoise, mais aurait été stoppé à temps par une intervention policière.

Lors de leurs auditions, les trois hommes auraient argué avoir imaginé ces actes sous l’influence de substances. Selon les informations obtenues par la SonntagsZeitung, seul un membre du trio aurait été condamné à de la prison ferme, pour drogue et détention d’armes.

Le Lausannois, quant à lui, aurait été poursuivi par le procureur général pour soutien à une organisation terroriste. L’auteur de l’article n’est pas parvenu à savoir ce qu’il est advenu de cette instruction. La rédaction de 24 heures n’a pas pu atteindre le Ministère public dimanche afin d’en savoir davantage.

Famille établie à Bellevaux

L’enquête du journal alémanique pointe aussi les membres d’une famille croate, également établie à Bellevaux, dont deux garçons auraient pris part à des combats en Syrie. La mère aurait versé 1000 francs à un membre présumé du groupe État islamique, malgré de maigres ressources. Plusieurs autres donateurs, basés dans le canton de Vaud et en région genevoise, sont également pointés pour avoir contribué à alimenter l’organisation terroriste à coups de poignées de milliers de francs.

L’étude de ces flux d’argent, souvent simplement acheminés via des banques, des organismes de transfert ou du trafic de voitures d’occasion, semble prendre un tour inquiétant. Les services secrets américains auraient constaté une inversion des mouvements d’argent, les djihadistes renvoyant désormais davantage d’argent vers la Suisse qu’ils n’en recevraient. La question demeure de savoir à quoi sont destinés ces montants. Création de cellules secrètes ou préparation d’attentats? La réponse n’est pas connue à ce stade.

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