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Une avocate trafiquante de coke ira en prison

Une avocate allemande a été reconnue coupable de blanchiment et infraction grave à la loi sur les stupéfiants. Le Tribunal fédéral a rejeté son recours.

Le Tribunal fédéral a validé les méthodes de la justice vaudoise.
Le Tribunal fédéral a validé les méthodes de la justice vaudoise.
Keystone

La peine privative de liberté de 6 ans prononcée contre une avocate allemande qui avait fait venir de la cocaïne en Suisse pour un réseau nigérian est définitive. Le Tribunal fédéral a rejeté son recours. La justice vaudoise l'a reconnue coupable de blanchiment et infraction grave à la loi sur les stupéfiants.

Les enquêteurs avaient établi que la femme, âgée alors de 38 ans, avait effectué dix transports de cocaïne et d'argent entre les Pays-Bas et la Suisse de novembre 2016 à juin 2017. Dans cinq cas, ils n'étaient pas parvenus à déterminer les quantités et les montants récoltés.

En revanche, ils avaient calculé que la «mule» avait importé plus de 27 kilos de cocaïne - soit 6,7 kilos de substance pure - lors des autres trajets et récolté environ 190'000 francs et 30'000 euros. Ils s'étaient basés sur les échanges entre la femme et son contact nigérian afin d'établir les montants reçus. A partir de ces sommes, ils avaient déduit les quantités de drogue.

Pas d'arbitraire

Dans un arrêt publié mardi, le Tribunal fédéral rejette le recours de l'avocate. Cette dernière invoquait un établissement arbitraire des faits. Pour les juges de Mon Repos, la méthode appliquée par la police et validée par la justice vaudoise n'est pas critiquable. Elle correspond à des faits relevés lors d'autres enquêtes similaires où les modes opératoires étaient les mêmes.

La Cour de droit pénal n'a pas suivi non plus le grief de la recourante concernant la sévérité de la peine. L'instance précédente pouvait considérer que sa culpabilité était très lourde: en effet, la femme s'est livrée durant plusieurs mois à un trafic international de stupéfiants, elle a effectué plusieurs voyages pour une organisation criminelle auprès de laquelle elle jouissait d'une large confiance.

Dans ces conditions, les juges vaudois étaient fondés à retenir une peine de cinq ans, soit la sanction prévue pour les infractions graves à la loi sur les stupéfiants et y ajouter un an pour le délit de blanchiment qualifié. Une telle peine se situe largement au-delà de la limite de trois ans fixée par le Code pénal pour l'octroi d'un sursis partiel réclamé par la condamnée.

La recourante avait aussi écopé d'une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 30 francs et d'une expulsion du territoire suisse pour 15 ans. (arrêt 6B_938/2019 du 18 novembre 2019).

(ats)

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