Quand Bâle aura changé de visage

Demain la SuisseAu nord-est de la ville rhénane, la désindustrialisation et la mutation du port fluvial sont en préparation.

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Trois cents millions de francs. C’est peu ou prou la somme qui doit être investie dans la modernisation du port de Bâle, qui comprend la réalisation d’un troisième bassin fluvial, destiné à accueillir des bateaux de 135 m de long. Cette extension sera adossée aux voies de chemin de fer et à l’autoroute. Au cœur du projet: un nouveau terminal pour le transbordement et le stockage des containers. La Confédération suisse a fait de cet objectif une priorité stratégique. Elle s’inscrit dans la coopération trinationale (Suisse-France-Allemagne) qui préside aux destinées du commerce rhénan, et s’arrime à l’ouverture du tunnel de base du Gothard.

«L’axe nord-sud des marchandises est de plus en plus saturé sur la route, et même sur le rail. Le transport fluvial a une belle carte à jouer», affirme Thomas Waltert, planificateur urbain au canton de Bâle-Ville. C’est la planche de salut d’un port qui voit ses autres activités diminuer à vue d’œil – notamment celles liées au transport de mazout depuis Rotterdam. Du coup, certaines zones du port actuel n’échapperont pas à la vaste désindustrialisation des quartiers nord de la ville, de part et d’autre du Rhin.

Si la transformation du port doit démarrer ces toutes prochaines années, celle de la vaste zone de Klybeck n’en est qu’aux prémices. Mais les discussions sont déjà intenses, et des projets d’organisation urbaine ont été présentés par quatre bureaux d’architectes. Un travail qui va servir de base de réflexion pour la suite, qui doit aboutir d’ici à vingt-cinq ans à un quartier totalement renouvelé.

A travers les milieux associatifs et alternatifs, la population de Klybeck s’est investie avec passion dans ce projet, pour éviter qu’il ne dénature le quartier. Profondément marquée par son héritage industriel et ouvrier, par la proximité du fleuve, et son rôle de havre pour immigrés – des habitants qui restent à l’écart des réunions d’avenir… –, cette tranche de Bâle invite à la découverte et à l’imagination postindustrielle. (24 heures)

Créé: 13.08.2017, 09h37

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