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Présidentielle françaiseLa campagne de Marine «trop cool», selon son père

L'ex-président du Front national et père de Marine le Pen regrette que la campagne de sa fille n'ait pas été assez agressive.

Le nouveau président sera vite confronté à un défi majeur: sceller une majorité claire aux législatives des 11 et 18 juin. (Lundi 8 mai 2017)
Le nouveau président sera vite confronté à un défi majeur: sceller une majorité claire aux législatives des 11 et 18 juin. (Lundi 8 mai 2017)
AFP
Des manifestations anti-Macron ont eu lieu à Paris lundi, à l'appel du collectif «Front social» et des syndicats. (Lundi 8 mai 2017)
Des manifestations anti-Macron ont eu lieu à Paris lundi, à l'appel du collectif «Front social» et des syndicats. (Lundi 8 mai 2017)
AFP
Le candidat ouvrier prône la semaine des 32 heures. Il avait rassemblé 1,15% des voix en 2012, soit bien moins que son prédécesseur au fort capital de sympathie Olivier Besancenot qui, en 2007, avait réuni 4,08% des voix.
Le candidat ouvrier prône la semaine des 32 heures. Il avait rassemblé 1,15% des voix en 2012, soit bien moins que son prédécesseur au fort capital de sympathie Olivier Besancenot qui, en 2007, avait réuni 4,08% des voix.
AFP
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La campagne menée par Marine Le Pen, qui s'est qualifiée dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle française, a été «trop cool». Elle n'a pas été suffisamment agressive, a estimé mardi son père, le cofondateur du Front national Jean-Marie Le Pen.

Avec plus de 7,5 millions de voix (21,3% des suffrages), la candidate du parti d'extrême droite a réalisé un score historique sans toutefois parvenir à arriver en tête du premier tour ni reproduire le score enregistré par le FN lors des dernières régionales (27%).

«Je pense que sa campagne a été trop cool, à sa place j'aurais fait une campagne à la Trump, une campagne très largement ouverte, très agressive contre ceux qui sont responsables de la décadence du pays qu'ils soient de droite ou de gauche», a réagi Jean-Marie Le Pen sur France Inter.

L'ex-président du FN, dont la qualification inattendue pour le second tour de l'élection présidentielle le 21 avril 2002 avait provoqué un électrochoc en France, a été exclu de sa formation politique en août 2015 après ses déclarations répétées sur les chambres à gaz nazies, «détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale» selon lui.

Jean-Marie a voté pour Marine

Le patriarche de 88 ans, qui conteste la stratégie de dédiabolisation mise en oeuvre depuis 2011 par Marine Le Pen, a une nouvelle fois émis des doutes sur la ligne adoptée par l'équipe de campagne dans le cadre de la présidentielle.

«Il y avait des problèmes beaucoup plus clivants comme l'immigration massive, la sécurité, le chômage, les déficits budgétaires, tout cela me paraissait plus efficace électoralement que le problème européen proprement dit», a-t-il dit.

Marine Le Pen, qui a ces dernières semaines recentré son discours sur les thèmes fondateurs du parti, «a personnellement fait une bonne campagne» a-t-il ajouté. Il précise avoir voté pour sa fille «sans états d'âme» malgré les tensions de ces dernières années. Mais «je regrette qu'il n'y ait pas eu autour d'elle une animation militante très active».

ats

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