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La défense demande la clôture de la procédure

Le MPC reproche à Dieter Behring d'avoir arnaqué des investisseurs entre septembre 1998 et octobre 2004.

Dieter Behring amène ses documents au TPF à Bellinzone.
Dieter Behring amène ses documents au TPF à Bellinzone.
Keystone

Le défenseur d'office de l'ancien financier Dieter Behring a demandé mardi la clôture de la procédure. Si le Tribunal pénal fédéral (TPF) ne suit pas cette requête, l'accusé doit être acquitté. Le Ministère public de la Confédération demande lui six ans et neuf mois de prison.

Dans sa plaidoirie, le défenseur Roger Lerf a déclaré que le procès Behring n'est pas un label de qualité pour la justice pénale suisse. La procédure n'est pas équitable, selon lui. Une véritable chasse aux sorcières s'est mise en place après l'abandon de la procédure contre les coaccusés.

Roger Lerf a également critiqué le Ministère public de la Confédération (MPC) concernant la défense de l'accusé: lorsque Roger Lerf a été désigné défenseur d'office en septembre 2012, tout le monde pensait que la mise en accusation était imminente.

Or celle-ci n'est intervenue qu'en octobre 2015 et uniquement contre Dieter Behring. Que la procédure ait été close contre deux des intermédiaires principaux dans le système monté par l'ex-financier est intolérable, estime le défenseur.

Poursuite mercredi

Car contrairement à ce que prétend le MPC, toutes les pistes ne conduisent pas vers Behring. Le défenseur a cité de nombreux investisseurs et d'autres personnes pour qui ce dernier n'est pas la figure centrale de l'affaire. L'avocat Roger Lerf n'a pas pu teminer mardi ses plaidoiries et poursuivra mercredi.

Les deux avocats privés et Dieter Behring lui-même avaient pris la parole auparavant. L'accusé n'a pas épargné le procureur fédéral, qualifié de «perdant» de connivence avec le TPF.

Behring s'est dit tenté de saisir le réquisitoire et de cogner le procureur: il ne le fera toutefois pas, car il ne frappe pas les personnes, a-t-il précisé.

A l'aide de nombreux exemples, il a tenté de montrer que tous les flux financiers n'arrivaient pas jusqu'à lui. Des flux que le MPC n'a d'ailleurs pas entièrement pu remonter, a-t-il ajouté.

Violation

L'avocat privé Bruno Steiner a lui répété que son client ne bénéficiait pas d'une procédure équitable, ce qui va à l'encontre de la convention européenne des droits de l'homme.

Il a justifié sa critique par le fait qu'après le réquisitoire du MPC vendredi dernier, la défense n'a disposé que de trois jours pour préparer ses plaidoiries. Bruno Steiner avait demandé trois mois.

Le MPC reproche à Dieter Behring d'avoir arnaqué des investisseurs entre septembre 1998 et octobre 2004. Selon l'acte d'accusation, environ 2000 personnes ont été lésées à hauteur de 800 millions de francs.

Ils s'étaient vu proposer des placements sûrs pour la moitié de leur investissement. Le reste devait être investi dans des valeurs spéculatives, dont environ 30% à travers son propre système de négociation. Le verdict est prévu pour fin septembre.

(ats)

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