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L'économie vaudoise voit la vie en rose

Outre une croissance économique dans le canton de Vaud supérieure à la moyenne suisse en 2018, le taux de chômage a reculé pour atteindre un plancher jamais atteint depuis dix ans.

Les prévisions économiques restent au beau fixe pour 2019.
Les prévisions économiques restent au beau fixe pour 2019.
Keystone

L'économie vaudoise a bien résisté aux difficultés conjoncturelles rencontrées l'année dernière. Malgré une révision à la baisse, le PIB du canton est resté au-dessus de la moyenne nationale, à 2,8%, selon les dernières estimations de l'Institut d'économie appliquée de l'Université de Lausanne (Crea). La dynamique reste bonne pour 2019 et 2020 malgré les incertitudes.

En 2018, les sociétés exportatrices vaudoises sont restées proches de leur records, en dépit d'un léger renchérissement du franc. Celles tournées vers le marché domestique ont profité d'une période de haute conjoncture, expliquent dans un communiqué la Banque Cantonale Vaudoise, l'Etat de Vaud et la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie, qui publient le PIB vaudois en collaboration avec le Crea.

Le taux de chômage dans le canton s'est ainsi fixé à un plancher jamais atteint depuis dix ans.

Le fléchissement de la croissance en zone euro et le litige commercial entre la Chine et les Etats-Unis sont cités parmi les causes qui ont ralenti la croissance ces derniers mois. En intégrant ces facteurs, le Crea a ramené le PIB vaudois 2018 à 2,8%, contre 3,3% lors de la dernière estimation d'octobre. La croissance suisse s'est élevée à 2,4% l'année dernière.

L'incertitude demeure à un niveau élevé en ce début d'année. Les prévisions de PIB vaudois pour 2019 sont ainsi rabotées à 1,8% de 2,1% précédemment. Pour 2020, la croissance dans le canton devrait se situer à 1,7%, selon les calculs du Crea. A titre de comparaison, le Seco table au niveau suisse sur un PIB de 1,7% et 1,4%, respectivement pour 2019 et 2020.

Risque de ruée sur le franc

Par secteur, la chimie-pharma, les activités immobilières et les services aux entreprises devraient à nouveau tirer leur épingle du jeu en 2019, avec une croissance de plus de 2%. Le potentiel est également important pour le commerce de gros et de détail. Les transports et les télécommunications devront se contenter de la stabilité ou d'un développement modéré (entre 0,5% et 2%), précise le Crea.

Les services financiers (-0,5% et -2%), l'industrie des machines et l'horlogerie (au-delà de -2%) pourraient connaître en revanche une évolution négative.

Le communiqué évoque toute une série de risques qui pourraient entraver la croissance à l'avenir. Dans la liste figurent le regain de protectionnisme dans plusieurs pays, les incertitudes entourant le Brexit, la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis ou encore les divers foyers de tensions géopolitiques. Dans ce contexte, le franc pourrait retrouver son statut de valeur refuge.

La Suisse est toujours empêtrée dans des négociations avec l'Union européenne afin d'aboutir à un accord institutionnel. Ce dossier fait peser une «certaine incertitude» dans les relations avec le partenaire européen.

Publié pour la première fois en 2009, le PIB vaudois fait l'objet de quatre parutions par année.

(ats)

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