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Le FC Bâle se cherche une identité, tout comme son hôte du jour, le LS

Tout sépare ces deux clubs, sauf la quête actuelle d’une véritable efficacité collective. Rendez-vous donc samedi soir au Parc Saint-Jacques!

Bonne pioche du mercato rhénan, Ricky van Wolfswinkel inscrit le 2-0 face à Grasshopper (le 10 août dernier). Le public du Parc Saint-Jacques attend toutefois davantage de son nouveau FCB, sous la conduite de son jeune entraîneur.
Bonne pioche du mercato rhénan, Ricky van Wolfswinkel inscrit le 2-0 face à Grasshopper (le 10 août dernier). Le public du Parc Saint-Jacques attend toutefois davantage de son nouveau FCB, sous la conduite de son jeune entraîneur.
Keystone

Qu’on évoque leur stade, leur budget, leur effectif, leur palmarès ou à peu près n’importe quel aspect de ce qui les constitue aujourd’hui, le FC Bâle et le Lausanne-Sport n’ont pas grand-chose de comparable. Ils partagent pourtant un même souci en cette fin d’été, la quête d’une véritable identité pour leur équipe. Avec une pression certaine sur les deux jeunes entraîneurs qui s’affrontent samedi soir au Parc Saint-Jacques, Raphaël Wicky et Fabio Celestini. Deux techniciens qui tournent leur effectif et changent de système pour des résultats qui, toutes proportions gardées bien sûr, ne reflètent pas les attentes.

Le club rhénan vit une période de transition puisque le changement – nouveau propriétaire, nouveau directeur sportif, nouveau coach notamment – a touché tous les étages du club. En six semaines de compétition, Raphaël Wicky (40 ans) a pu prendre la mesure de la tâche qui l’attend, dans un contexte où tout le monde doit trouver sa place. «Il a beaucoup de travail pour faire passer ses idées», constate Sébastien Barberis. L’ancien joueur du FCB garde bien sûr un œil attentif sur la vie d’un club avec lequel il a fêté trois titres de champion de Suisse (2002, 2004 et 2005).

«Tactiquement, il cherche encore le meilleur système. On a vu, par exemple, que Lang à droite, dans une défense à trois, n’était pas forcément très à l’aise. Au milieu, il n’y a pas véritablement de No 6. Devant, Janko et Doumbia ne sont plus là. Et, comme il existe une exigence du club et des supporters, en termes de résultats mais aussi de spectacle, on comprend bien que l’entraîneur a beaucoup de pression sur les épaules.» Pour ce qui est de la créativité, du moins au plan national, il est certain que le départ surprise de Delgado n’a rien arrangé.

Mardi à Old Trafford

En championnat, Bâle reste sur deux résultats nuls (1-1 contre Lugano et 1-1 à Sion). Et la pause internationale n’aura sûrement pas permis à Raphaël Wicky de travailler dans les meilleures conditions puisqu’il s’est retrouvé avec un maximum de 13 joueurs à l’entraînement. Quant à ceux qui sont partis – notamment Akanji, Lang, Vaclik, Suchy, Fransson, Elyounoussi, Oberlin, Gaber ou encore Serey Die –, ils n’ont pas tout brillé en sélection. Le gardien Vaclik et le capitaine Suchy, par exemple, ont même subi deux défaites en quatre jours avec la République tchèque, laissant ainsi s’envoler l’espoir d’une qualification pour la Coupe du monde.

Le mois de septembre est difficile pour tout le monde, avec un calendrier particulièrement chargé. Bâle accueille ainsi samedi le LS, avant de mettre le cap sur Manchester, pour affronter United mardi à Old Trafford. Le grand écart. «Un championnat national plus serré et la Ligue des champions qui arrive peuvent représenter une chance pour Raphaël Wicky, estime Sébastien Barberis. Cette saison, le FC Bâle arrive dans cette poule européenne en outsider et ne pourra sûrement pas faire pire qu’en 2016-2017. L’important pour lui sera la 3e place, et donc les deux confrontations directes avec le CSKA Moscou, qui doivent lui permettre d’être encore présent (Europa League) en février.»

Une pelouse toute neuve

Ces trois dernières saisons, après six journées de championnat, Bâle était leader et avait déjà creusé un écart (2 points sur Zurich en 2014, 5 sur Grasshopper en 2015, 6 sur Lucerne en 2016) avec à chaque fois le titre au bout du parcours. «Pendant deux ans, avec Urs Fischer, la qualité des individualités a masqué la performance collective, souligne Barberis. Aujourd’hui, l’équipe est différente, avec moins de talent. Il faut donc vraiment qu’elle arrive à jouer ensemble.» Une dernière remarque qui pourrait très bien s’appliquer au LS.

Des Vaudois qui auront l’occasion de fouler une pelouse toute neuve puisque celle de Saint-Jacques – comme celles de Genève, de Lugano et de Lucerne – a été attaquée ces dernières semaines par un vilain champignon particulièrement offensif.

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