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Lagarde renonce à un voyage au Proche-Orient

La directrice du FMI, qui se disait samedi prête à se rendre au sommet de Ryad malgré l'affaire Khashoggi, a décidé de repousser ce voyage.

Christine Lagarde: «Les droits de l'homme, la liberté de l'information sont essentiels (...) Je suis horrifiée.»
Christine Lagarde: «Les droits de l'homme, la liberté de l'information sont essentiels (...) Je suis horrifiée.»
AFP

La directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde a repoussé un voyage prévu au Proche-Orient. Le séjour comportait une étape en Arabie saoudite et la participation de Mme Lagarde à une conférence controversée depuis la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

«Le voyage au Proche-Orient initialement prévu de la directrice a été reporté», a indiqué un porte-parole du FMI dans un bref communiqué, sans livrer d'explication.

Mme Lagarde devait participer à une conférence sur les investissements dans le royaume, boycottée par de nombreux invités prestigieux, depuis la disparition le 2 octobre de M. Khashoggi après une visite au consulat saoudien à Istanbul.

Samedi encore, lors des réunions d'automne du fonds à Bali, Mme Lagarde avait indiqué qu'elle se rendrait à cette conférence à Ryad où le gotha de l'industrie et de la finance devait se retrouver du 23 au 25 octobre.

«Les droits de l'homme, la liberté de l'information sont essentiels (...) Je suis horrifiée. Mais je dois conduire les affaires du FMI aux quatre coins du globe», avait alors dit Mme Lagarde.

Nombreux désistements

«Quand je visite un pays je dis toujours ce que je pense, vous me connaissez, je le fais», a-t-elle souligné. «Donc, à ce stade, je ne vais pas changer mes projets mais je serai très attentive aux informations qui vont apparaître ces prochains jours et je vais m'exprimer», a averti la responsable.

Depuis, l'affaire Khashoggi a explosé et les accusations sur la responsabilité de l'Arabie saoudite à un très haut niveau se font plus pressantes en particulier de la part des autorités turques. Celles-ci pensent que le journaliste, contributeur du Washington Post et critique du régime, a été tué à l'intérieur du consulat d'Istanbul par une équipe d'assassins venus de Ryad.

Les désistements de participants à la conférence se sont multipliés de la part de groupes de presse qui s'y étaient associés comme le New York Times, The Economist ou encore la chaîne CNBC. De nombreux dirigeants d'entreprises, comme Tidjane Thiam, le directeur général de Credit Suisse, Jamie Dimon, celui de la première banque américaine JPMorgan Chase, ou encore Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, ont aussi renoncé à y assister.

(ats)

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