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Le LS ne veut rien bouleverser

Malgré les soucis du moment, le club entend rester fidèle à des principes qui s’inscrivent sur la durée. Et avec Celestini pour coach.

Alain Joseph estime que l'équipe a suffisamment de ressources pour se tirer d'affaire.
Alain Joseph estime que l'équipe a suffisamment de ressources pour se tirer d'affaire.
Keystone

Le Lausanne-Sport ne fait rien comme les autres. Il maintient sa confiance à l’entraîneur principal au-delà des statistiques qui caractérisent le business du football. Et il convoque la presse pour… ne rien annoncer de concret. Sinon l’envie de partager le fruit de ses récentes cogitations, liées bien sûr à un début de saison «plus compliqué que prévu» (Alain Joseph), qui se traduit par 2 points seulement en 6 matches, assortis d’une 10e place au classement.

Comme il s’était imposé au printemps, le thème de l’entraîneur est revenu ces dernières semaines. «Fabio Celestini ne triche pas. Il se montre cohérent dans ses explications et il est tout à fait capable d’évoluer. Alors, à la question de savoir s’il est toujours l’homme de la situation, nous avons répondu par l’affirmative.» Voilà en substance les conclusions auxquelles sont arrivés le président et les membres du Conseil.

A part cette confirmation dont personne en vérité ne doutait, mercredi en ralliant le stade, Alain Joseph a tenu à remettre en perspective le parcours de l’équipe depuis l’arrivée de Celestini, en mars 2015. Une façon bien sûr de ne pas perdre de vue l’idée d’un développement du club sur le long terme, sans trop s’appesantir sur les périodes plus difficiles qui, régulièrement, viennent lui compliquer la vie. Avec une «saison phénoménale» en 2015-2016 (promotion et multiples distinctions), puis une autre faite de séries très différentes: 10 matches/17 points d’abord, puis 13/2, et enfin 11/16 (avec notamment 6 blanchissages) pour assurer le maintien en 2016-2017.

Une espèce de yo-yo qui traduit bien les difficultés rencontrées pour stabiliser le club parmi les dix meilleurs du pays. «La pérennité financière est primordiale, a rappelé Alain Joseph. De même qu’une politique axée sur la formation.» La réduction de l’effectif et surtout le choix d’amener plusieurs joueurs d’expérience (Rochat, Zarate, Mesbah ou Bojinov) n’ont pour l’heure pas apporté le gain qualitatif espéré. Et comme, pour l’instant du moins, il a été décidé de n’apporter aucune retouche, on peut en déduire que le groupe actuel doit posséder les ressources nécessaires et suffisantes pour faire tourner la situation dans le bon sens. «Ces joueurs ont tous un état d’esprit très positif. Et le staff technique nous assure que l’équipe d’aujourd’hui est plus forte que celle de la saison passée», note le président. La démonstration reste à faire.

L’envie de vendre

Au-delà des questions qui concernent un proche avenir – dès samedi à Bâle –, une rumeur toujours plus insistante, qui fait état d’un changement de propriétaire au LS, a également été abordée. «Je l’avais dit dès ma première saison à la présidence, a rappelé Alain Joseph. Dès que je trouverai quelqu’un qui a les épaules suffisamment larges et qui peut s’appuyer sur des ressources financières plus importantes, je vendrai le club. J’ai déjà eu différents interlocuteurs, certains sérieux et d’autres farfelus. Mais pour l’instant, même si le moment semble opportun (ndlr: dans l’optique du nouveau stade), je n’ai rien de concret sur la table.»

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