Le Paillote Festival se bat pour rester gratuit

MorgesLa manifestation, qui ouvre ses portes ce jeudi, compte sur un comité qui rivalise d’idées pour défendre son combat de toujours.

David Busset (à g.) et René Müller forment l’enthousiaste binôme à la tête du Paillote Festival, qui ouvre ses portes ce jeudi.

David Busset (à g.) et René Müller forment l’enthousiaste binôme à la tête du Paillote Festival, qui ouvre ses portes ce jeudi. Image: Odile Meylan

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«Si le Paillote dure depuis onze ans, c’est avant tout parce que les personnes qui s’activent depuis une dizaine de jours dans le parc de l’Indépendance sont les mêmes que celles qui le faisaient au tout début.» René Müller le sait: «son» festival ne serait rien sans ses fidèles bénévoles. Et pour cause, celui qui gère le Restaurant du Club Nautique Morgien (CNM) depuis plus de trente ans était au cœur du lancement de la manifestation musicale en 2008.

«La première édition se voulait uniquement une petite fête de la cabane que nous avions installée sur la terrasse», se souvient le cuisinier en riant. C’est que le festival a grandi à vitesse grand V. Après trois années au fief du CNM, le bastringue se déplace de quelques mètres, au cœur du verdoyant parc de l’Indépendance. «C’est grâce à la syndique de l’époque, Nuria Gorrite, que nous avions pu déménager dans ce cadre absolument idyllique, rappelle le président de l’Association Paillote, René Müller. Aujourd’hui, on occupe le double de la place exploitée il y a sept ans.»

En prenant de la bouteille, le festival se renouvelle. Clairement rock à ses débuts, le Paillote s’ouvre ainsi à d’autres horizons musicaux. Pour cette onzième édition, les visiteurs pourront danser sur des notes de blues et de rock le jeudi, avec notamment Duck Duck Grey Duck, de ska punk et de hip-hop le vendredi avec Huge Puppies et Fensta. Le week-end sera très éclectique, avec Henri Dès pour les plus jeunes, mais aussi le rappeur Sims et un concert hommage à Johnny Hallyday.

Cette année, le comité a décidé de rallonger le festival d’un jour, soit jusqu’au dimanche 16 septembre. «Ça devenait indispensable pour pérenniser la manifestation, explique David Busset. Chaque année, on perdait un peu d’argent, à part peut-être en 2017, où on a fêté nos 10 ans et où on a eu un peu plus de partenaires.» Le résident de Colombier constitue avec René Müller le binôme à la tête de l’événement annuel. Désormais président du comité d’organisation, il poursuit, objectif absolu, la recherche d’un équilibre financier d’autant plus difficilement atteignable que le festival morgien est gratuit et qu’il compte bien le rester.

Paiement Cashless

«C’est primordial pour nous, déclare David Busset. On a pris quelques mesures, comme celle de rajouter le dimanche, ce qui permettra de rentabiliser nos infrastructures tout en récoltant davantage de recettes lors du jour supplémentaire. Proposer des long drinks (alcools forts) qui devraient dégager une marge plus importante, ou encore un système de paiement cash­less (ndlr: les visiteurs virent le montant qu’ils veulent sur une carte utilisable dans l’enceinte) qui simplifiera la vie des stands et des festivaliers.»

Et si la gratuité tient à cœur aux organisateurs du festival, ces derniers regrettent parfois le manque de compréhension de ses usagers. «Je pense que l’on est un des rares festivals de cette taille à proposer des têtes d’affiche comme Henri Dès et consorts sans demander le moindre centime, estime René Müller. C’est quelque chose qui pourra continuer pour autant que le public participe et joue le jeu.» Et le restaurateur d’évoquer la «menace» que constituent les nombreuses tentatives de faire rentrer frauduleusement des bouteilles d’alcool fort ou des repas dans l’enceinte. «Plus de la moitié de nos revenus provient de la vente de nourritures et de boissons, les gens doivent en être conscients.» (24 heures)

Créé: 12.09.2018, 18h07

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