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Genève«Points communs» après une réunion à trois

La Russie, l'Iran et la Turquie, ainsi que l'ONU se sont rencontrés pour discuter de l'avenir de la Syrie, mardi, à Genève.

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
Keystone
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
AFP
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ONU et pays de la déclaration de Sotchi sur la Syrie (Russie, Iran et Turquie) ont dégagé à Genève des «points communs» vers un Comité constitutionnel. Après leur réunion mardi, ces Etats doivent retrouver l'émissaire Staffan de Mistura dans les prochaines semaines.

Dans une déclaration, celui-ci s'est réjoui d'un dialogue «constructif» et «substantiel» vers ce Comité constitutionnel, souhaité par ces Etats. Arrivées lundi, les délégations ont chacune mené des discussions bilatérales avec Staffan de Mistura, avant une réunion conjointe mardi en début d'après-midi.

«Un travail sérieux est en cours»

La Russie était emmenée par l'émissaire du président Vladimir Poutine sur la Syrie, Alexandre Lavrentiev, et le vice-ministre des affaires étrangères Sergueï Vershinine. La Turquie était représentée par le sous-secrétaire adjoint Sedat Olan et l'Iran par un conseiller du ministre des affaires étrangères, Hossein Jaberi Ansari.

Staffan de Mistura s'est aussi réjoui de la réaffirmation du soutien des trois pays du rôle de l'ONU dans la facilitation de ce Comité constitutionnel. Début juin, le gouvernement syrien a fait suivre à l'émissaire une liste de 50 noms pour cette instance. «Un travail sérieux est en cours» du côté de l'opposition mais des avancées sont encore requises, avait dit la semaine dernière Staffan de Mistura.

Réunion avec plusieurs autres pays attendue

L'émissaire de l'ONU veut aussi réunir lundi prochain un groupe de six pays influents, «le petit groupe américain sur la Syrie» (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Jordanie et Arabie saoudite) et l'Allemagne. Les consultations se poursuivront également avec le gouvernement et l'opposition syriens et d'autres pays.

«Je n'attends pas de percée importante mais je suis confiant sur le fait que des avancées sont possibles», avait estimé la semaine dernière Staffan de Mistura. Priorité actuelle, un Comité constitutionnel serait «le bloc clé pour aboutir à une revitalisation du processus politique» qui n'a plus donné lieu depuis des mois à des pourparlers indirects.

Il devra être «détenu par les Syriens, mené par les Syriens et facilité par l'ONU», avait aussi dit Staffan de Mistura. Il souhaite au moins 30% de femmes et la participation de spécialistes indépendants et de la société civile. En plus de sept ans, le conflit a fait plus de 350'000 victimes.

ats

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