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«Je ne pratique pas ce sport pour me retrouver derrière les autres»

Samedi, la Vaudoise Fanny Smith tentera de décrocher une nouvelle médaille aux Mondiaux, à la Sierra Nevada

Cette saison a déjà apporté beaucoup de satisfactions à Fanny Smith. Mais la Vaudoise ne bouderait pas un podium lors de ces Mondiaux.
Cette saison a déjà apporté beaucoup de satisfactions à Fanny Smith. Mais la Vaudoise ne bouderait pas un podium lors de ces Mondiaux.
Keystone

En montant sur le podium du classement général, Fanny Smith a d’ores et déjà réussi son retour, après une saison 2015-2016 blanche, par la faute d’une fracture de la clavicule. La Villardoue a rapidement retrouvé ses sensations, cumulant six podiums en treize courses. Elle débarque donc à la Sierra Nevada avec une seule idée en tête: décrocher une troisième médaille mondiale, après l’or en 2013 et le bronze en 2015.

Dans quel état d’esprit êtes-vous arrivée en Espagne?

Je suis là pour monter sur le podium. Je ne pratique pas ce sport pour être derrière les autres. Après, sur une course d’un jour, tout doit fonctionner parfaitement. Il faudra être au top physiquement et mentalement, mais certaines choses ne peuvent pas être maîtrisées.

Pourquoi avoir fait le voyage lundi déjà?

J’ai décidé d’arriver tôt pour m’acclimater à l’altitude. Nous logeons quand même à plus de 2000 mètres. Tout est parfait ici. La Sierra Nevada a toujours été une station qui m’a convenu. Mes amis et ma famille vont faire le déplacement.

Avez-vous redouté que la compétition n’ait pas lieu?

Sincèrement, j’étais un peu inquiète à cause de ce manque de neige et de la chaleur. Dans ce type de gros événements, les organisateurs mettent tout en œuvre pour que les courses aient lieu. J’espérais que le parcours ne serait pas trop endommagé. Mardi, tout a été annulé à cause des chutes de neige et du vent. Cette neige fraîche a fait du bien.

Il fera chaud samedi. Ces conditions printanières vous conviennent-elles?

Au fil de l’année, nous nous entraînons sur tous les types de neige. Le parcours est plus long que ce à quoi je m’attendais. A cause de la chaleur, la neige sera molle et cela ne sera pas en ma faveur en raison de mon physique léger. Je devrai y aller avec les tripes et surtout y croire jusqu’à la fin. Il devrait y avoir beaucoup de dépassements.

Pour votre retour sur le circuit, vous avez décroché six podiums. Quel bilan tirez-vous de cette saison?

Je suis satisfaite, j’ai rempli tous mes objectifs. J’ai travaillé dur pour retrouver mon niveau. Physiquement, je me sens presque mieux qu’en début de saison. Au-delà des résultats, c’est le gros point positif. Etre en santé est réjouissant après les blessures que j’ai eues récemment.

La Suisse a déjà obtenu quatre médailles dans ces Mondiaux. Est-ce que cela enlève un peu de pression?

C’est forcément super pour le clan suisse. Après, je me concentre sur moi, sur mes compétitions et mon sport. Avec les snowboardeurs, on n’est pas sur le même circuit donc on se voit peu. Je croise parfois Pat Burgener à l’Université de Lausanne, durant nos entraînements physiques.

Est-ce que votre expérience douloureuse de Sotchi, avec cette élimination en demi-finale, pourra vous servir?

C’est dans ces défaites qu’on apprend le plus. A Sotchi, j’en voulais trop. J’étais peut-être trop confiante aussi. Dans ma carrière, j’ai eu la chance d’atteindre tous mes objectifs, sauf un. Ces Jeux ont été une blessure mentale dont il a été difficile de récupérer. C’est plus long que pour un problème physique. C’est seulement en se remettant en question qu’on peut réellement avancer.

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