«Je vais en prendre pour 15 ans, j'ai tué mon fils»

FranceUn trentenaire français est jugé pour le meurtre de son petit garçon de 5 ans, survenu en décembre 2016.

Le père dit avoir mal vécu sa séparation d'avec la mère de son enfant. (Image d'illustration)

Le père dit avoir mal vécu sa séparation d'avec la mère de son enfant. (Image d'illustration) Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Aux policiers venus l'interpeller, il avait lancé: «Je vais en prendre pour 15 ans, j'ai tué mon fils». Un homme de 37 ans est jugé à partir de mardi par les assises de Seine-et-Marne (région Île-de-France) pour le meurtre de son garçon de 5 ans, quelques mois après une séparation.

Le 15 décembre 2016, des enquêteurs avaient trouvé le corps de l'enfant dans le coffre de sa voiture, garée à Bois-le-Roi, près de Melun. Après avoir tenté d'échapper aux enquêteurs qui le recherchaient, le père avait reconnu avoir étouffé son fils puis placé son corps dans son véhicule, six jours plus tôt. Il avait ensuite expliqué avoir erré au volant de sa voiture, sous l'emprise d'alcool et de cannabis.

L'autopsie avait confirmé la mort par asphyxie du petit garçon. C'est la mère de l'enfant, séparée de son compagnon depuis trois mois, qui avait alerté la police. L'ex-couple avait mis en place une garde alternée. Pour la première fois, le père n'avait pas remis le petit garçon à sa mère à l'issue de sa semaine de garde.

«Il est dans le regret le plus total»

En garde à vue, le suspect, qui travaillait comme manutentionnaire, avait expliqué «avoir du mal avec la séparation». Avant d'être écroué, il avait été placé quelques jours en hôpital psychiatrique. «Il est dans le regret le plus total», «il n'arrive pas à expliquer son geste», a déclaré à l'AFP son avocat, Fatthi Irguedi, qui décrit un homme alors «en pleine dépression».

La mère, qui s'est portée partie civile, attend «qu'il soit sévèrement condamné, pour l'avoir privée à vie de son enfant», selon son avocate, Elisabete Dos Santos Martins. A ses yeux, son ex-compagnon voulait «se venger» après cette séparation. «Il n'avait jamais été maltraitant avec son fils», souligne l'avocate.

Le procès doit s'achever jeudi.

(afp/nxp)

Créé: 07.01.2019, 11h13

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.