Les puces s’installent pour contrer les vols de vélos

LausanneDès le 1er février, le système permettant de détecter les vélos disparus entrera en fonction. Seul le temps lui permettra de faire ses preuves.

Municipal en charge de la Sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand montre le détecteur qui équipera les véhicules communaux, ainsi que la puce à coller dans la structure du vélo. Celle-ci a une durée de vie d’une dizaine d’années.

Municipal en charge de la Sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand montre le détecteur qui équipera les véhicules communaux, ainsi que la puce à coller dans la structure du vélo. Celle-ci a une durée de vie d’une dizaine d’années. Image: Florian Cella

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Déjà en fonction depuis 2015 à Yverdon-les-Bains, mais aussi à Renens, les puces Trakyv seront détectables à Lausanne dès le 1er février. Avec plusieurs centaines de vols signalés chaque année dans la capitale vaudoise, le petit équipement électronique devra encore démontrer son utilité. Mais la police y croit fermement, non sans rappeler que cette puce ne remplace pas les mesures que chaque propriétaire de vélo doit prendre pour protéger son bien.

Dès le début du mois, les boîtiers installés sur les véhicules publics de la Ville seront pleinement actifs afin de traquer le moindre signal d’alerte. À une distance oscillant entre 15 et 30 mètres, chaque vélo équipé d’une puce, activée lors du signalement de son vol, devrait être détecté par le boîtier embarqué. Pour un coût de 78 francs dans l’un des six magasins spécialisés de Lausanne, les cyclistes peuvent installer – ou, mieux, faire installer – cette puce de quelques centimètres. Celle-ci peut être collée dans le tube du guidon, par exemple. Sa durée de vie est d’une dizaine d’années. En cas de vol, la victime peut activer la puce via une application sur smartphone et déclarer le vol. Ce n’est qu’une fois activée que la puce est détectable.

Deux vélos à Yverdon

Municipal en charge de la Sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand rappelle que le système sera déployé durant cinq ans. Une période destinée à vérifier si le système séduit sur l’ensemble du territoire. Plus les villes s’équiperont de ce système, plus la recherche de deux-roues volés sera efficace. La société Trakyv indique que quelque 50 000 km de routes sont déjà couvertes quotidiennement par des véhicules équipés de détecteurs.

«Les délits sont plus souvent des vols d’opportunité que le fait de bandes organisées, dit Pierre-Antoine Hildbrand. C’est un dispositif d’autant plus intéressant que la valeur des vélos augmente, notamment avec la progression des deux-roues électriques.» Reste à voir si la puce est la panacée contre le vol. Dans son communiqué diffusé vendredi, la police lausannoise rappelle que la ville d’Yverdon a «vu les plaintes pour vol de cycles chuter de pratiquement 50% depuis l’introduction de la mesure». Vérification faite auprès de la police du Nord vaudois, c’était bien le cas entre 2015 et 2016, où les vols signalés sont passés de 261 à 141. Mais l’an dernier a vu les chiffres partir à nouveau à la hausse, avec 178 vols annoncés.

Si les statistiques ne douchent pas l’enthousiasme des polices, les chiffres sur les vélos retrouvés après un vol sont loin d’être spectaculaires. Ainsi, à Yverdon-les-Bains, seuls deux vélos ont été retrouvés grâce à la puce. Mais un troisième vélo localisé par sa puce a permis de découvrir, à Neuchâtel, une planque d’une vingtaine d’autres deux-roues volés.

À Yverdon, le premier-lieutenant Serge Freymond est celui qui a lancé le projet, alors qu’il avait été chargé de trouver un moyen de lutte contre le vol de deux-roues. En recherchant un produit suisse de traçage, il est tombé sur la société Agorabee, qui développait déjà des puces semblables pour les bennes de chantier. Malgré le faible nombre de vélos retrouvés, il croit fermement à ce produit. «Le Trakyv n’est pas un antivol mais c’est une bonne aide à la recherche, assure le policier. On peut imaginer que l’autocollant – «vélo protégé» – a un effet dissuasif.» En effet, la puce permet l’activation de la procédure de recherche, ce dont ne bénéficie pas un vélo sans puce noyé au milieu d’un parking pour deux-roues.

Les Lausannois pourront donc compter sur le maillage réalisé par les véhicules communaux équipés de détecteurs. Des véhicules autres que ceux de la police. La maréchaussée s’est vertement opposée à ce que les données GPS de ces boîtiers puissent renseigner des tiers sur le positionnement des patrouilles.

Créé: 27.01.2018, 09h57

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