Passer au contenu principal

LS: Changer ne veut pas dire renoncer à ses principes

En observateur, «Gabet» Chapuisat livre ses pensées sur les soucis actuels du Lausanne-Sport de Fabio Celestini

Inlassablement, Fabio Celestini et les joueurs cherchent les solutions pour sortir de cette incroyable spirale.
Inlassablement, Fabio Celestini et les joueurs cherchent les solutions pour sortir de cette incroyable spirale.
Patrick Martin

Le Lausanne-Sport vit l’une des saisons les plus contrastées qu’on puisse imaginer. Avec 17 points récoltés lors des 10 premières journées, il a d’abord surpris, séduit et ravi ses propres supporters, mais aussi au-delà des frontières du canton. Mais avec 2 unités seulement ajoutées lors des 13 matches suivants, il a précipité tout ce petit monde dans un abîme de perplexité. Heureusement pour l’équipe et son entraîneur, il est encore temps de réagir et, bien sûr, d’aller chercher les points nécessaires au maintien en Super League. Grande figure du club et observateur toujours attentif de tout ce qui touche à ce sport, «Gabet» Chapuisat s’interroge lui aussi sur la façon de quitter cette invraisemblable spirale.

Un parcours scindé en deux

«J’aimerais dire en préambule que cette équipe ne reçoit pas le soutien qu’elle mérite. Ensuite, je remarque que toutes les formations de la seconde moitié de classement traversent une fois ou l’autre des zones orageuses. Celle que connaît présentement le LS me laisse un peu songeur. Le foot que Fabio Celestini a su mettre en place a d’abord surpris pas mal d’adversaires. Mais une fois cet effet passé, les autres se sont organisés et Lausanne a alors éprouvé certaines difficultés. Surtout, il s’est mis à payer cash pour chacune de ses erreurs. On l’a encore vu samedi à Lugano, avec deux hésitations défensives et deux contres mal négociés».

Où se situe le mal?

«Une fois entré dans cette spirale de mauvais résultats, il est toujours très dur d’en sortir. A mon sens, il s’agit avant tout d’une question mentale. Et puis, cet hiver, le club a manqué de réaction; il s’est surtout planté dans le recrutement».

Comment s’en sortir?

«J’entends souvent que l’équipe manque de personnalités fortes. C’est possible, mais personne n’insistait sur ce thème en début de saison. En ce moment, c’est la galère pour tous et il n’y a qu’un seul remède vraiment efficace, c’est arriver à nouveau à faire des points. Pour cela, sans vouloir m’immiscer dans le travail de Fabio, je me demande s’il ne faudrait pas décompresser un peu. Cet entraîneur est un perfectionniste et un gros bosseur. En fait-il trop? La base existe, elle est posée. Les gars sont maintenant dans un stress continu, leur sérénité se retrouve mise à mal. Alors pourquoi ne pas casser un peu la routine, le quotidien?»

Le rôle du coach

«Je me demande quand même s’il ne faudrait pas changer d’organisation tactique, passer par exemple à quatre en défense. Changer ne veut pas dire pour autant que tu renonces à tes principes. Je connais Fabio depuis longtemps. J’ai même été son premier entraîneur chez les adultes, à Renens, en 1992/93. C’est un garçon qui reste fidèle à ses idées et il a raison. En tout cas, moi ça me plaît. Cela dit, pourquoi des joueurs comme Diniz ou Monteiro ont-ils disparu ces dernières semaines? Kololli et Gétaz fonctionnaient bien sur les côtés. Et je préfère voir Custodio en 6. On avait quelques certitudes. Et là on semble les ignorer. J’ai un peu de peine à comprendre».

Et la suite?

«Il faut trouver le petit déclic, qui passe peut-être par un rééquilibrage sur le terrain. Et bien sûr par des victoires contre les adversaires directs, Vaduz, Grasshopper et Thoune».

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.