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Ils inventent le leasing collectif d’une voiture de luxe

S’offrir une Ferrari une semaine par mois, c’est possible. Mais aucun des preneurs du leasing ne peut garder le véhicule à terme.

François-Xavier Pruvot: «Grâce à nous, le rêve devient abordable.»
François-Xavier Pruvot: «Grâce à nous, le rêve devient abordable.»
CHANTAL DERVEY

Sur les bureaux de l’entreprise implantée à Rivaz, en plein cœur de Lavaux, les brochures soigneusement disposées raviront les amoureux de mécaniques de prestige. Porsche, Bentley, Rolls-Royce, Tesla, Aston Martin, Jaguar ou encore Ferrari… il n’en manque pas beaucoup. «Ces voitures sont souvent inaccessibles. Mais, grâce à nous, le rêve devient abordable», lance François-Xavier Pruvot.

La start-up n’a vu le jour que récemment, mais le discours de son responsable est déjà bien rodé. Lancée en novembre dernier, l’entreprise lorgne un marché de niche: le partage de leasing de véhicules haut de gamme.

Contrairement au leasing «classique», individuel, le concept imaginé par l’entrepreneur prévoit donc de se partager la voiture, ses frais d’assurance et d’entretien, mais aussi son temps d’utilisation. S’ils sont deux, les intéressés rouleront en Aston Martin deux semaines par mois. S’ils sont quatre, une semaine. Et ainsi de suite, l’agenda étant planifié d’entente entre utilisateurs.

«La carte grise est au nom de l’association, qui règle le solde et la conserve au terme de la période choisie pour le leasing»

«On n’a pas besoin d’une Rolls-Royce pour aller faire ses courses. En revanche, pouvoir être au volant d’une telle voiture en vacances ou en week-end pourrait intéresser du monde. Chez nous, on parle de véhicules plaisir. Avec un réel avantage: il est possible de les conduire autant que l’on veut, le kilométrage est illimité.» Exemple avec une Ferrari à 307 000 francs que se partageraient deux personnes durant quatre ans. Après un premier versement de 50 655 francs (qui inclut notamment l’apport personnel et les frais, administratifs et de gestion, encaissés par la start-up), les 48 mensualités s’élèveront à 2339 francs.

A noter, une précision de taille: au terme du leasing, aucun des conducteurs du bolide ne peut espérer le garder. Ainsi, contrairement à un leasing ordinaire qui prévoit que le conducteur peut conserver le véhicule s’il s’acquitte de la valeur résiduelle, le concept de leasing partagé est en réalité une location longue durée. «La carte grise est au nom de l’association, qui règle le solde et la conserve au terme de la période choisie pour le leasing», précise l’entrepreneur, qui a imaginé une structure bicéphale pour son concept. «Ma start-up (ndlr: FXPcg Suisse) gère l’application dont se servent les utilisateurs et les outils de gestion pour le suivi du leasing tandis que l’Association Leasing Partagé, dans laquelle entrent les utilisateurs, gère le leasing, prend l’assurance à son nom et monte les dossiers pour d’éventuels organismes de crédit et règle les contrats.»

François-Xavier Pruvot ne possède pas les voitures de rêve qu’il propose. «Dès que plusieurs personnes s’intéressent au même modèle, nous le dénichons et le prenons en leasing, que nos clients se partageront dans un deuxième temps.»

Immobilisation et assurance

Avec plusieurs conducteurs usant du même véhicule, François-Xavier Pruvot a dû penser à tous les cas de figure. En cas d’immobilisation de la voiture, l’assurance paie les loyers de chaque conducteur au prorata de la durée d’immobilisation. Un des locataires viendrait-il à emboutir la Porsche partagée, les frais de réparation seraient à sa charge, de même que la franchise d’assurance. «Enfin, si un preneur de leasing ne réglait plus ses mensualités, nous lui trouverions un remplaçant, réglant éventuellement ses mensualités avant de se retourner contre lui», précise encore François-Xavier Pruvot.

A ce jour, l’entreprise ne compte encore aucun véhicule copartagé roulant sur les routes suisses. En cause, outre la nouveauté du concept, la difficulté de trouver des binômes, trios ou quatuors dans la même zone géographique, explique l’entrepreneur.

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